Encore un dirigeant de la chasse condamné

Encore un dirigeant de la chasse condamné

Un responsable pas si responsable

Le président de l’Association Communale de Chasse Agréée (ACCA) de Marnans (38) vient d’être condamné par le Tribunal Correctionnel de Grenoble pour braconnage. Voici une preuve de comportement inadmissible de la part d’un représentant censé incarner le respect des règles de chasse. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) ne compte pas en rester là et demande au préfet de l’Isère la dissolution du conseil d’administration de l’ACCA de Marnans afin de fustiger la délinquance cynégétique.

Se moquant des lois françaises ou atteint d’un profond manque de respect envers les autorités -un comble pour ce retraité de la police nationale- M. Jean-Yves Jacquet, président de l’ACCA de Marnans avait été pris en novembre 2008 en flagrant délit de braconnage par les gardes de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage (ONCFS). Il vient d’être reconnu coupable de chasse à l’aide d’engin ou instrument prohibé (silencieux) à l’aide d’un véhicule, infractions à un arrêté réglementaire relatif à la protection du gibier ou à son repeuplement (chasse après 17h et chasse de la bécasse à la passée),
 
Il a été condamné à 1 000 € d’amende et à la confiscation de son fusil, et à payer des dommages et intérêts : 500 € à l’ASPAS et à la FDC38, 200 € à l’association des bécassiers de France et au Club  national des bécassiers. Malgré l’image déplorable du monde de la chasse véhiculée par ce « responsable », l’ACCA de Marnans n’a pas estimé utile de se porter partie civile ni de destituer son président.
 
C’est pourquoi cette condamnation judiciaire ne pouvait suffire à l’ASPAS, qui marque le désir de mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités dans un contexte ou la biodiversité est menacée. Un courrier a été adressé au préfet de l’Isère pour que celui-ci ordonne la dissolution du conseil d’administration de l’ACCA de Marnans afin d’éviter que de telles irresponsabilités ne se reproduisent.
 
En attendant, l’ASPAS poursuit avec détermination et en toute indépendance son action juridique et son combat pour faire respecter les lois de protection de la nature. De tels faits, de la part de représentants de la chasse, sont beaucoup plus fréquents qu’on ne le pense, en témoignent les nombreuses actions juridiques régulièrement relayées dans le magazine de l’ASPAS, Goupil.

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