C’est un rapport commandé par le ministère de l’Écologie qui agace beaucoup les chasseurs et les piégeurs, et pour cause : ses auteurs recommandent tout bonnement l’abandon de la liste des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD) !
Dévoilé en février 2025, le « parangonnage sur les espèces susceptibles d’occasionner des dégâts », de la très sérieuse Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), compare la gestion française des animaux incriminés avec celle adoptée par d’autres pays (Allemagne, Italie, Espagne, Belgique, Pologne, Royaume-Uni et États-Unis).
Résultat : la France est bien seule à déployer une telle politique de destruction de masse, et elle ferait bien de « faire évoluer la réglementation nationale en s’inspirant des bonnes pratiques observées à l’étranger » …
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Outre la suppression de l’arrêté triennal, le rapport préconise un traitement plus pragmatique et localisé des conflits, en encourageant notamment les solutions alternatives à la destruction systématique, en commençant par la prévention (mesures de protection).

Autre élément crucial : l’importance de préserver les écosystèmes déjà fonctionnels (par ex. la régulation par les renards des campagnols dans les prairies). En effet, les auteurs reconnaissent que “les opérations de destruction [menées par les chasseurs et les piégeurs] sont susceptibles, notamment lorsqu’elles concernent largement des espèces clés, d’entraîner des déséquilibres et des effets en cascade” …
Bref, en résumé, la réglementation “ESOD” actuelle, qui permet la destruction illimitée des animaux concernés pendant une durée de trois ans, n’est absolument pas défendable d’un point de vue scientifique.
Reste à savoir si ce document sera suivi d’actions concrètes, ou s’il prendra, comme tant d’autres, la poussière sur l’étagère du Ministère ! À suivre…

