Vérité 7/10 sur la chasse : Tuer des animaux coincés dans des enclos, c’est légal !

Vérité 7/10 sur la chasse : Tuer des animaux coincés dans des enclos, c’est légal !

En France, toute l’année, on peut tuer des animaux sauvages coincés dans des enclos. Sans aucune possibilité de fuite, ils n’ont d’autre issue que celle de la mort, traqués par des chasseurs en manque de bravoure, équipés d’arcs ou d’armes à feu.

verite7Ces chasses commerciales privées très lucratives attirent de nombreux amateurs de violence, venus même de l’étranger. Très répandue, cette pratique sanglante, mais légale, de la chasse est sans limite et sans contrôle : les agents de la police de la chasse ne peuvent intervenir que pour le contrôle du permis de chasser. Non seulement on peut blesser impunément des animaux captifs avec des flèches ou des balles, mais on peut aussi s’amuser à des sortes de jeux du cirque. Du moins, on pouvait. Grâce aux actions de l’ASPAS, l’une de ces chasses en enclos particulièrement violente, qui se pratiquait avec des chiens de type molossoïde, a déjà été officiellement interdite.

En novembre 2014, des sangliers coincés dans des enclos étaient jetés en pâture à des dogues argentins, dans le cadre d’un concours organisé par un établissement de chasse commerciale. L’ASPAS avait alors alerté les différents services de l’État qui n’avaient pas jugé utile de faire cesser cette barbarie. Jouant sur une imprécision de la réglementation (seule l’utilisation des lévriers était clairement interdite), ces pratiquants n’enfreignaient pas moins le code de l’environnement qui n’autorise pas ce mode de chasse sans fusil, où les animaux sont mis à mort par les chiens, ou achevés à l’arme blanche.

L’ASPAS, qui avait porté plainte pour chasse illégale et acte de cruauté, avait permis de mettre au grand jour l’existence de telles pratiques et de faire pression sur les autorités. L’administration, dos au mur, s’est enfin résolue à interdire officiellement « l’emploi des (…) chiens molossoïdes pur sang ou croisés, ainsi que des chiens classés comme dangereux au sens de la réglementation », dans un arrêté ministériel du 21 mai 2015.

Des souffrances en moins, et une impunité du monde cynégétique en moins grâce à l’ASPAS !
Parfois, nous sommes très fiers de nous…

Dernier articles de presse

02.12.2022

Manifestation violente à La Bastide-de-Sérou : le tribunal condamne fermement les responsables

RAPPEL DES FAITS Le 5 mai 2018, à la Bastide-de-Sérou en Ariège, des agriculteurs, chasseurs et élus “anti-ours” se revendiquant de “la ruralité” ont tenté d’empêcher la tenue d’une réunion entre plusieurs associations de protection de l’environnement, dont l’ASPAS. Cette contre-manifestation, à laquelle ont notamment appelé à participer les représentants de la Fédération de Chasse […]

24.11.2022

Nous voulons deux jours sans chasse, M. le président !

Lundi 21 novembre 2022, plusieurs associations de protection de la nature dont l’ASPAS ont envoyé un courrier au président de la République Emmanuel Macron, lui demandant formellement d’instaurer deux jours sans chasse partout en France.   Monsieur le Président,   Nos associations vous demandent formellement d’instaurer sans plus tarder au niveau national deux jours dont le […]

18.11.2022

La chasse tue : à quand sa mue ?

Six mois de prison ferme et retrait du permis à vie pour le chasseur qui avait confondu Morgan Keane avec un sanglier, le 2 décembre 2020, en plein confinement, et six mois de prison ferme à l’encontre du directeur de la battue : cette réquisition du procureur, prononcée lors du procès qui s’est tenu ce […]

21.10.2022

Monsieur le Ministre de la Transition Ecologique, faîtes arrêter le massacre des bouquetins du Bargy

Quelques jours avant la visite du Ministre de l’Agriculture dans son département, le Préfet de Haute-Savoie a pris au dernier moment un arrêté autorisant l’abattage indiscriminé de 75 bouquetins dans le but d’éradiquer un foyer de brucellose, une maladie infectieuse potentiellement transmissible au bétail et à l’homme. Il a déclenché dans la foulée une opération […]

06.10.2022

PLF : un amendement de plus pour museler la société civile

Nous, organisations citoyennes, environnementales et paysannes, dénonçons fermement l’amendement qui vient d’être adopté ce jour en commission des finances sur le PLF, qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels*.  Si cet amendement était réellement voté en plénière, il toucherait […]