Mesures anti-loup : non, les protecteurs de la nature ne sont pas daccord !

Mesures anti-loup : non, les protecteurs de la nature ne sont pas daccord !

Malgré les accords de samedi entre le gouvernement, les éleveurs et certaines associations, l’ASPAS s’oppose fermement au massacre stupide et inutile de 24 loups. L’ASPAS, qui a déjà agi au niveau européen pour la protection de l’ortolan, prépare une riposte cinglante, et rappelle que le loup est encore une espèce protégée…

L’abattage de 24 loups, annoncé par ce fameux plan loup, est tout simplement stupide. Absurde au niveau biologique, il n’est qu’une mesure démagogique destinée à calmer les éleveurs les plus hostiles au loup, qui ne se satisferont pas longtemps de cette mesure, car leur but est l’éradication totale de tout prédateur. Ces abattages arbitraires ne peuvent apporter de solution durable à la cohabitation entre troupeaux et grands prédateurs. C’est oublier ce que les scientifiques et les protecteurs rappellent depuis des années :

– Le loup ne représente qu’une infime proportion de la mortalité des troupeaux.

– Abattre un loup désorganise les meutes et les pousse à conquérir de nouveaux territoires.

– Les troupeaux doivent être protégés de façon efficace avant d’envisager toute mesure de tir d’un loup. C’est ce qui se pratique dans tous les pays où les grands prédateurs cohabitent avec le pastoralisme.

 Cette mesure ne contribue en rien à résoudre la crise que traverse la filière ovine dans tous les départements français, et non pas les quelques départements où le loup est revenu.

L’Espagne abrite plus de 2 500 loups, l’Italie 1 500. La France est-elle incapable de préserver sa biodiversité ?

Comme pour la « gestion » calamiteuse de l’ortolan, du grand hamster ou du grand tétras, l’ASPAS porte donc le dossier à la Commission Européenne pour obliger la France à enfin protéger sa nature. Oui, nous sommes des extrémistes : nous demandons le respect des lois…

 

 

 

Dernier articles de presse

02.12.2022

Manifestation violente à La Bastide-de-Sérou : le tribunal condamne fermement les responsables

RAPPEL DES FAITS Le 5 mai 2018, à la Bastide-de-Sérou en Ariège, des agriculteurs, chasseurs et élus “anti-ours” se revendiquant de “la ruralité” ont tenté d’empêcher la tenue d’une réunion entre plusieurs associations de protection de l’environnement, dont l’ASPAS. Cette contre-manifestation, à laquelle ont notamment appelé à participer les représentants de la Fédération de Chasse […]

24.11.2022

Nous voulons deux jours sans chasse, M. le président !

Lundi 21 novembre 2022, plusieurs associations de protection de la nature dont l’ASPAS ont envoyé un courrier au président de la République Emmanuel Macron, lui demandant formellement d’instaurer deux jours sans chasse partout en France.   Monsieur le Président,   Nos associations vous demandent formellement d’instaurer sans plus tarder au niveau national deux jours dont le […]

18.11.2022

La chasse tue : à quand sa mue ?

Six mois de prison ferme et retrait du permis à vie pour le chasseur qui avait confondu Morgan Keane avec un sanglier, le 2 décembre 2020, en plein confinement, et six mois de prison ferme à l’encontre du directeur de la battue : cette réquisition du procureur, prononcée lors du procès qui s’est tenu ce […]

21.10.2022

Monsieur le Ministre de la Transition Ecologique, faîtes arrêter le massacre des bouquetins du Bargy

Quelques jours avant la visite du Ministre de l’Agriculture dans son département, le Préfet de Haute-Savoie a pris au dernier moment un arrêté autorisant l’abattage indiscriminé de 75 bouquetins dans le but d’éradiquer un foyer de brucellose, une maladie infectieuse potentiellement transmissible au bétail et à l’homme. Il a déclenché dans la foulée une opération […]

06.10.2022

PLF : un amendement de plus pour museler la société civile

Nous, organisations citoyennes, environnementales et paysannes, dénonçons fermement l’amendement qui vient d’être adopté ce jour en commission des finances sur le PLF, qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels*.  Si cet amendement était réellement voté en plénière, il toucherait […]