Des lycéens invités à une sortie nature “déterrage de blaireaux”…

Des lycéens invités à une sortie nature “déterrage de blaireaux”…

L’info a été glanée par Jean-Louis, membre de l’ASPAS de la Meuse : une classe de Première du Lycée de la Nature et du vivant de Somme-Vesle (Marne) a participé à une vraie chasse de vénerie sous terre, au Bouchon-sur-Saulx (Meuse) il y a quelques semaines. En permettant ce qui est décrit dans le magazine Chasseurs de l’Est comme un « apprentissage authentique », l’Éducation Nationale et le Ministère de l’Agriculture cautionnent donc la valeur pédagogique d’une chasse de loisir inutile, barbare et cruelle !

La vingtaine de jeunes mineurs ayant pris part à cette journée a manié pelles, pioches et pinces géantes pour extirper, au bout de plusieurs heures d’excavation, deux blaireaux adultes qu’on imagine totalement pétrifiés, acculés et mordus par les petits chiens introduits dans leur terrier… Évidemment, ce jour-là, les veneurs ont pris soin de relâcher les animaux sans les massacrer, mais avec cette « journée découverte », ils espèrent bien évidemment créer des vocations parmi la nouvelle génération, dans une tentative désespérée de faire perdurer une tradition totalement archaïque synonyme de grande souffrance animale…  

« Le blaireau joue à domicile »…

Cette souffrance endurée par les blaireaux est bien sûr totalement occultée dans le reportage publié dans Chasseurs de l’Est (édition de janvier 2021), qui préfère faire l’éloge des chiens outils créés exprès pour ce type de chasse, dont le rôle est de « trouver l’animal, de le traquer, et de l’acculer dans la galerie, et tout ceci en évitant de se faire mordre »… Quant au blaireau terrorisé, piégé au fond de son terrier, l’auteur de l’article le décrit comme « parfaitement armé pour se défendre », puisqu’il… « joue à domicile » !

Le mot est lâché : pour les chasseurs, le déterrage n’est autre qu’un JEU. Mais les blaireaux eux, n’ont absolument pas demandé à « jouer » avec ces bipèdes armés – ils jouent très bien tous seuls, entre eux. En étant forcés à « jouer » avec leurs tortionnaires pendant plusieurs heures, parfois toute une journée, les blaireaux vivent d’abord un stress énorme. Ils sont ensuite violemment extraits de leur « chez eux » avec une pince spéciale puis tués à l’arme blanche (quand il ne sont pas, pour les plus faibles et les plus petits d’entre eux, déchiquetés vivants par les chiens sous terre qui, une fois lâchés, échappent au contrôle de leurs maîtres…)

#STOPdéterrage !

Blaireau-F.Limosani
© Blaireau-F.Limosani

La très grande majorité des Français sont favorable à l’interdiction du déterrage, et 73 % n’imaginaient pas que la vénerie sous terre existait encore, selon un sondage IPSOS de 2018 !

Demandez aux côtés de l’ASPAS l’interdiction du déterrage du blaireau, une pratique de chasse barbare et incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

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