Pétition : Stop au déterrage du blaireau

13 mai 2020 – URGENT !!
49 consultations publiques sont en cours pour des projets d’arrêtés préfectoraux autorisant à nouveau le déterrage pour le saison 2020-2021. Soyons nombreux à participer contre contrer les arguments fallacieux des chasseurs.  >> C’est par ici. MERCI ! 

Le blaireau, une victime innocente !

Alors que le blaireau est protégé dans de nombreux pays européens (Belgique, Irlande, Pays-Bas, Danemark, Portugal, Espagne, Italie…) car sa présence est le gage d’une nature préservée, il est chassable en France – alors que personne ne le mange – et chassé sans répit neuf mois et demi par an. Le pire étant le déterrage, ou vènerie sous terre.

Les blaireaux endurent des heures de stress, terrorisés au fond de leur terrier, mordus par les chiens – parfois même déchiquetés vivants pour les petits – pendant que les chasseurs creusent pour les atteindre. Ils les extraient brutalement du terrier avec des pinces métalliques qui leur infligent d’atroces blessures. Les blaireaux sont alors exécutés avec un fusil ou une arme blanche.
C’est une pratique cruelle incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

Le déterrage, barbarie d’un autre âge

À partir de l’ouverture générale de la chasse en septembre, le blaireau est chassé par tir jusqu’à fin février, et déterré jusqu’à mi-janvier. Le déterrage peut être prolongé sur simple volonté du préfet et une période complémentaire de chasse peut être autorisée par arrêté préfectoral dès le 15 mai, période où les blairelles s’occupent encore de leurs petits, incapables de se nourrir seuls et extrêmement vulnérables.

> Consulter la carte de France 2020 du déterrage
Les arguments de l’ASPAS pour demander l’interdiction du déterrage

Stop au déterrage des blaireaux !

À l'attention de Mme Elisabeth Borne, ministre de la Transition écologique et solidaire

Le blaireau est victime d’un loisir extrêmement violent : le déterrage, encore appelé « vènerie sous terre ».

Les blaireaux endurent des heures de stress, terrorisés au fond de leur terrier, mordus par les chiens - parfois même déchiquetés vivants pour les petits - pendant que les chasseurs creusent pour les atteindre. Ils les extraient brutalement du terrier avec des pinces métalliques qui leur infligent d’atroces blessures. Les blaireaux sont alors exécutés avec un fusil ou une arme blanche.

Cette horreur est autorisée dès le 15 mai dans une majorité de départements et sur simple volonté du préfet, alors que les petits, très vulnérables, sont encore au terrier à cette période, et dure jusqu’au 15 janvier. 8 mois d’enfer pour les blaireaux.

Cet acharnement cruel est injustifié. Le blaireau est chassable en France alors que personne ne le mange et qu’il joue un rôle important dans les écosystèmes, raison pour laquelle il est protégé chez la plupart de nos voisins européens (Belgique, Grande-Bretagne, Pays-Bas, Suisse, Italie, Espagne, Portugal...).

L’ASPAS demande l’interdiction du déterrage du blaireau, une pratique de chasse barbare et incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.

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L’ASPAS en action

Luttant depuis presque 40 ans pour la protection des animaux sauvages, l’ASPAS :Dessin blaireau (© Gilles Macagno)

  • s’oppose fermement à la pratique brutale et injustifiée du déterrage ou vénerie sous terre.
  • sensibilise l’opinion publique sur l’utilité écologique du blaireau et à l’aberration du déterrage à travers ses brochures, ses communiqués de presse et son magazine trimestriel Goupil.
  • demande au ministère de l’Écologie l’abolition du déterrage et le classement du blaireau en espèce protégée.

Vous pouvez en savoir plus sur le déterrage en consultant le dépliant « Stop au déterrage des blaireaux ».

Je télécharge le dépliant

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur la biologie du blaireau et sur son statut en France, commandez la brochure ASPAS Vive le blaireau !

L’ASPAS soutient l’action d’autres associations

MELES
Créée par Virginie Boyaval en 2005, l’association MELES est à la fois un centre de soins et un centre d’études en faveur du blaireau européen. Dans sa dernière vidéo publiée le 9 mai 2020, Virginie explique comment elle réhabilite les blaireautins orphelins, recueillis après un acte de déterrage de chasseurs ou d’une collision routière.

BLAIREAU & SAUVAGE
Jeune association créée en 2018, Blaireau & Sauvage s’est donnée pour mission d’étudier, de sensibiliser, et de protéger le blaireau. Une campagne de recensement des terriers a notamment été lancée en 2019. >> En savoir plus

LPO ALSACE ET GEPMA : intervenir sans massacrer !
L’initiative est assez unique en France. Le pôle Médiation Faune Sauvage (pôle MFS) de la LPO Alsace et du GEPMA (Groupe d’Etude et de Protection des Mammifères d’Alsace) œuvre depuis 2008 en faveur d’une meilleure cohabitation entre la faune sauvage et les humains. Il intervient entre autres dans les situations impliquant le blaireau d’Europe, que ce soit au sein d’exploitations agricoles, au pied d’infrastructures de transports ou de digues, dans des terrains publics communaux et même chez des particuliers. Le pôle MFS s’efforce de systématiquement trouver des solutions adaptées à chaque situation, dans la durée, permettant de limiter ou neutraliser les gênes occasionnées en préservant la vie de ces animaux mal connus. >> En savoir plus