L’État autorise l’effarouchement des ours malgré 97% d’opposants !

L’État autorise l’effarouchement des ours malgré 97% d’opposants !

Malgré la mise en garde des scientifiques du CNPN, malgré une écrasante majorité d’opposants au projet, les “mesures expérimentales” d’effarouchement contre les ours reprennent cet été dans les estives pyrénéennes.

En avril, l’ASPAS vous avait invité à participer à la consultation public pour exprimer votre mécontentement. Le résultat est sans appel : 97 % des 2056 avis traités sont CONTRE ce projet ! Parmi ces citoyens, “plusieurs personnalités, vétérinaires, experts, anciens membres de comités ou conseils scientifiques” qui regrettent “l’absence d’une ‘analyse comparative des avantages et inconvénients du projet par rapport à ce qui se pratique dans les autres pays européens dotés de populations d’ours bruns'”, peut-on lire dans la synthèse des avis, publiée par le ministère de la Transition écologique.

Aucune donnée n’avait été fournie quant à l’efficacité ou non de ces mesures en 2019, et cette année encore, le Conseil national de protection de la nature (institution rattachée au ministère de l’Écologie) avait émis un nouvel avis défavorable à l’unanimité (0 pour, 27 contre, 0 abstention) !

L’ASPAS, qui préconise depuis des années l’application du triptyque de protection (bergers / chiens / parcs de regroupement électrifiés), partage entièrement la conclusion des scientifiques, pour qui “La reconduction de cet arrêté dont l’efficacité est contestable, voire dangereuse à terme pour la conservation de l’ours brun et plus généralement de la faune sauvage, traduit une tendance inquiétante à vouloir chasser les ours des zones d’estive, y compris potentiellement dans un Parc National, alors qu’il est possible d’assurer la cohabitation de l’ours et du pastoralisme moyennant une bonne protection des troupeaux. Ceci est à l’opposé des objectifs initiaux du plan ours.”

Suite au braconnage d’un ours en Ariège, le 9 juin 2020, l’ASPAS et d’autres associations appellent l’État à prendre ses responsabilités, et à mieux garantir la protection de ce grand prédateur dont la population demeure très fragile dans le massif pyrénéen (environ 50 individus).

 

 

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