L’ASPAS saisira la justice pour défendre les “ESOD” ! 

Après 50 jours de répit*, qui ont frustré un monde de la chasse visiblement en mal de destructions, le ministère de l’Écologie a enfin donné son feu vert pour l’abattage à volonté de millions d’animaux sauvages considérés comme “ESOD”, du 21 août 2026 jusqu’au 30 juin 2029… L’ASPAS, qui a déjà remporté de nombreuses victoires pour les “nuisibles” depuis 45 ans, saisira une fois de plus le Conseil d’État. 


Déjà durement touchés par un été cataclysmique entre les feux de forêts, les canicules en série et une sécheresse historique, les renards, les fouines, les martres, les belettes, les pies, les corneilles noires, les corbeaux freux, les geais et les étourneaux sansonnet vont désormais subir, partout où ils sont classés “ESOD”, la souffrance des pièges, la violence des coups de fusil, et, s’agissant des renards, la cruauté du déterrage. Un acharnement sans limite de nombre, douze mois sur douze, dans tous les départements concernés par cette réglementation.  

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L’ASPAS, forte de 45 années d’actions menées en faveur de la défense de tous ces animaux qu’on qualifiait autrefois de “nuisibles”, dénonce avec la plus grande fermeté cette énième atteinte à la biodiversité décidée par notre propre ministère de l’Ecologie. Un ministère qui, au lieu de suivre les recommandations des scientifiques et des ONG appelant à abandonner une bonne fois pour toutes cette réglementation archaïque, préfère honteusement se plier aux volontés des lobbies de la chasse et de l’agriculture, peu enclins à partager l’espace avec des animaux sauvages jugés trop gênants pour la bonne conduite de leurs activités.  

Contre ce massacre insensé, que la France est bien seule en Europe à pratiquer, l’ASPAS saisira évidemment une nouvelle fois le Conseil d’État dans l’espoir de faire suspendre un maximum de classements “ESOD”, partout en France.

Citation pour les médias :  

“Symboliquement, la publication de l’arrêté ESOD le jour même de l’ouverture de la chasse aux oiseaux d’eau (21 août) est un nouveau coup de poignard porté à la biodiversité, et la preuve que l’Etat ne semble avoir aucune considération pour la faune sauvage pourtant très durement mise à l’épreuve cet été, entre les feux de forêts, les canicules à répétition et la sécheresse historique. 

Dans un contexte de cataclysme climatique, la priorité devrait être la préservation de la nature, pas sa destruction ! En maintenant, pour 3 années supplémentaires, une réglementation aussi moyenâgeuse qui n’existe nulle part ailleurs en Europe, la France assume sa place de dernière de la classe s’agissant quand il s’agit de préserver sa petite faune sauvage.”    

Contact presse ASPAS : presse@aspas-nature.org 

* le précédent arrêté triennal encadrant la “destruction” des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts” (ESOD) est arrivé à échéance le 30 juin 2026. Pendant tout l’été, les chasseurs et les syndicats agricoles dominants ont maintenu la pression pour que le nouvel arrêté entre en vigueur au plus vite…  

** Voir le rapport de l’Inspection générale de l’environnement et du développement durable (IGEDD), l’étude du Muséum National d’Histoire Naturelle, ou encore la synthèse de la Fondation pour la recherche sur la biodiversité.

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