Ce 13 août, c’est la Journée internationale des loups ! L’occasion pour l’ASPAS, d’abord, de dissiper quelques fakes news qui continuent de vivoter sur les réseaux sociaux, mais aussi dans certains médias…
« Les loups ont été relâchés par les écolos ! »
Des preuves incontestables attestent du retour naturel des loups en France dès 1992 via les Alpes italiennes. Pourtant leurs opposants n’ont eu de cesse d’alimenter la rumeur d’une réintroduction de l’animal par l’État. Une fake-news qui persiste encore aujourd’hui, et pas seulement chez les détracteurs de l’animal !
« Les loups vont envahir toute la France ! »
Animaux très territoriaux, les loups s’organisent en meutes de 5 ou 6 individus en moyenne, sur des domaines vitaux très grands : entre 50 et 250 km2 en fonction de la nourriture disponible. Comme tous les prédateurs, les loups s’autorégulent en adaptant leurs portées en adéquation avec la capacité d’accueil du milieu. Aucun risque, donc, de les voir pulluler !
« Les loups vont décimer tout le gibier ! »
Non seulement les prédateurs n’ont aucun intérêt à faire disparaître leurs proies – leur survie en dépend ! – mais les chasseurs tuent infiniment plus de cerfs, de chevreuils et de sangliers que les loups. En réduisant la part des grands canidés, les chasseurs augmentent le risque qu’ils ne se tournent davantage vers les cheptels domestiques.
« Les loups vont s’attaquer à nos enfants ! »
Aucune attaque sur l’humain n’a été recensée depuis le retour du prédateur en France en 1992. Et pour cause, comme l’a confirmé une étude polonaise : le loup a peur de nous ! Si les loups ne considèrent pas les humains comme des proies, ils peuvent toutefois – comme tout animal sauvage – adopter un comportement agressif dans certaines situations, notamment s’ils se sentent acculés ou menacés.

1 Kasper et al. (2025)

