L’ASPAS réhabilite les animaux « nuisibles » dans le Cher et le Loir-et-Cher

L’ASPAS réhabilite les animaux « nuisibles » dans le Cher et le Loir-et-Cher

Le 29 janvier 2009, le Tribunal Administratif d’Orléans a annulé, suite au recours déposé par l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages, deux arrêtés préfectoraux classant parmi les animaux nuisibles les fouines, martres, corneilles noires, corbeaux freux, pies bavardes, étourneaux sansonnets et pigeons ramiers, dans les départements du Cher et du Loir et Cher pour la saison 2008-2009.
 
Grâce à cette victoire de l’ASPAS, ces espèces ne pourront plus être détruites. Le tribunal a reconnu le caractère illégal de ces arrêtés en raison de l’absence de dégâts imputables à ces espèces.
Malheureusement les animaux décrétés “nuisibles” par les préfets -sous la pression des chasseurs- peuvent être piégés toute l’année sans qu’aucun quota ne soit précisé. Dans le Cher et le Loir-et-Cher, il est désormais formellement interdit de les piéger. 
 
Cette décision juridique représente un pas important vers la réhabilitation des soi-disant “nuisibles”. La lutte menée en faveur de ces animaux sauvages par l’ASPAS depuis plus de 25 ans, contribue ainsi à la reconnaissance de leur rôle prépondérant dans l’équilibre de nos écosystèmes et de leur intérêt au sein de notre patrimoine naturel.  En l’état actuel de la biodiversité la notion de nuisibilité est en complète contradiction avec la nécessité de conservation des espèces, fragilisées par la pression croissante des activités humaines.
 
L’ASPAS continue son action pour la réhabilitation des espèces dites « nuisibles » et cela au niveau national. La multiplication des procès incitera peut-être les dirigeants de notre pays à ne plus céder aux pressions de quelques électeurs-chasseurs, constamment en décalage avec l’état réel des milieux naturels et de notre biodiversité. 
 
Contact presse : Marion Fargier – Juriste de l’ASPAS
Tél. : 04 75 25 10 00

Dernier articles de presse

02.12.2022

Manifestation violente à La Bastide-de-Sérou : le tribunal condamne fermement les responsables

RAPPEL DES FAITS Le 5 mai 2018, à la Bastide-de-Sérou en Ariège, des agriculteurs, chasseurs et élus “anti-ours” se revendiquant de “la ruralité” ont tenté d’empêcher la tenue d’une réunion entre plusieurs associations de protection de l’environnement, dont l’ASPAS. Cette contre-manifestation, à laquelle ont notamment appelé à participer les représentants de la Fédération de Chasse […]

24.11.2022

Nous voulons deux jours sans chasse, M. le président !

Lundi 21 novembre 2022, plusieurs associations de protection de la nature dont l’ASPAS ont envoyé un courrier au président de la République Emmanuel Macron, lui demandant formellement d’instaurer deux jours sans chasse partout en France.   Monsieur le Président,   Nos associations vous demandent formellement d’instaurer sans plus tarder au niveau national deux jours dont le […]

18.11.2022

La chasse tue : à quand sa mue ?

Six mois de prison ferme et retrait du permis à vie pour le chasseur qui avait confondu Morgan Keane avec un sanglier, le 2 décembre 2020, en plein confinement, et six mois de prison ferme à l’encontre du directeur de la battue : cette réquisition du procureur, prononcée lors du procès qui s’est tenu ce […]

21.10.2022

Monsieur le Ministre de la Transition Ecologique, faîtes arrêter le massacre des bouquetins du Bargy

Quelques jours avant la visite du Ministre de l’Agriculture dans son département, le Préfet de Haute-Savoie a pris au dernier moment un arrêté autorisant l’abattage indiscriminé de 75 bouquetins dans le but d’éradiquer un foyer de brucellose, une maladie infectieuse potentiellement transmissible au bétail et à l’homme. Il a déclenché dans la foulée une opération […]

06.10.2022

PLF : un amendement de plus pour museler la société civile

Nous, organisations citoyennes, environnementales et paysannes, dénonçons fermement l’amendement qui vient d’être adopté ce jour en commission des finances sur le PLF, qui vise à supprimer les avantages fiscaux accordés aux associations dont les militants se rendraient coupables d’intrusion sur des sites agricoles et industriels*.  Si cet amendement était réellement voté en plénière, il toucherait […]