Déterrage des blaireaux au 15 mai : votre avis compte !

Déterrage des blaireaux au 15 mai : votre avis compte !

A partir du 15 mai chaque année, les chasseurs ressortent leurs pelles, pioches et autres instruments de torture pour s’adonner à leur funeste passion : le déterrage de familles entières de blaireaux, directement au terrier. Interdite presque partout ailleurs en Europe, la chasse sous terre fait de la résistance en France, comme tant d’autres « chasses traditionnelles » désuètes et barbares qui échappent pourtant à toute justification scientifique.

 

Malgré quelques belles avancées locales, obtenues grâce à l’acharnement des associations devant les tribunaux, la période complémentaire de vénerie sous terre est toujours une réalité dans une majorité de départements français. 

Chaque année, au printemps, les préfectures publient des projets d’arrêtés autorisant des périodes complémentaires de déterrage des blaireaux. Ces arrêtés et leurs périodes d’application peuvent varier d’un territoire à l’autre : certaines périodes complémentaires ne commencent par exemple qu’à partir du 1er juillet de l’année en cours, d’autres le 15 mai de l’année suivante ! Nous vous invitons donc à bien regarder le détail de chaque projet d’arrêté.

Participons en masse aux consultations publiques !

Chaque année, au printemps, les préfectures publient des projets d’arrêtés autorisant des périodes complémentaires de déterrage des blaireaux. Ces arrêtés et leurs périodes d’application peuvent varier d’un territoire à l’autre : certaines périodes complémentaires ne commencent par exemple qu’à partir du 1er juillet de l’année en cours, d’autres le 15 mai de l’année suivante ! Nous vous invitons donc à bien regarder le détail de chaque projet d’arrêté.

Ci-dessous, retrouvez une liste de départements où des consultations publiques sont actuellement en cours. 

Si vous habitez dans un département concerné par la pratique du déterrage, c’est encore mieux : pensez à le préciser dans votre message ! 

 

Si nous ne pouvons pas garantir que les préfets tiendront compte de l’avis des citoyens, il est inconcevable de laisser toute la place aux arguments fallacieux des chasseurs. Sur le plan symbolique et médiatique, il est important de remporter la victoire de l’opinion ! Plus les citoyens manifesteront leur opposition à ce mode de chasse barbare, plus notre demande de réforme sera audible et légitime.

Les consultations publiques en cours

Aucune consultation n’est actuellement en cours

Des arguments à reprendre et à personnaliser

La période complémentaire de chasse sous terre du blaireau, ou vénerie sous terre, est une pratique cruelle, barbare et non sélective, indigne d’un pays qui se prétend « civilisé ».

Cette chasse cruelle a lieu pendant la période d’allaitement, de sevrage et d’élevage des jeunes, ce qui est catastrophique pour une espèce à faible taux de reproduction.

 

Une espèce fragile dont on ne connaît pas les populations exactes

 

Aucune donnée scientifique sérieuse relative à la population de blaireaux n’est fournie, et les recensements de terriers, lorsqu’ils ont lieu, ne distinguent pas terriers principaux et secondaires, ce qui augmente artificiellement les effectifs estimés. Or, les destructions vont avoir lieu pendant plusieurs mois, et alors que la période de dépendance des jeunes blaireautins n’est pas terminée (de mars à août), ce qui est éthiquement insoutenable et catastrophique pour une espèce à faible taux de reproduction (une femelle a en moyenne seulement 2,7 jeunes/an).

 

Un véritable acharnement !

 

Le blaireau est un animal particulièrement impacté par les collisions routières. Espèce chassable jusqu’à fin février, le blaireau peut également subir des battues administratives. Autoriser une période complémentaire de déterrage à partir du 15 mai ne fait qu’accentuer l’acharnement contre cette espèce discrète et nocturne.

 

Des dégâts faibles et évitables

 

Les informations concernant les dégâts causés par les blaireaux ne sont pas précises. Les dégâts agricoles imputés à cette espèce sont très localisés (essentiellement en lisière de forêt), et sont souvent confondus avec les dégâts, autrement plus importants, provoqués par les sangliers. Ils peuvent être évités par des mesures de protection des cultures ou d’effarouchement, comme l’installation d’un fil électrique ou l’utilisation d’un produit répulsif.

 

Le déterrage peut favoriser la dispersion de la tuberculose bovine

 

La vénerie sous terre n’est d’aucune utilité pour lutter contre la tuberculose bovine ; au contraire, elle ne ferait que contribuer à son expansion ! C’est la raison pour laquelle, dans les zones à risque, un arrêté ministériel du 7 décembre 2016 interdit « la pratique de la vénerie sous terre pour toutes les espèces dont la chasse est autorisée en raison du risque de contamination pour les équipages de chiens ». La tuberculose bovine est une maladie d’origine agricole, transmise à beaucoup d’animaux sauvages dont les blaireaux qui peuvent ensuite devenir un réservoir. Depuis 2001, la France est considérée comme « officiellement indemne de tuberculose bovine » par l’Union européenne, malgré la persistance chaque année d’une centaine de foyers en élevage.

 

Une espèce protégée ailleurs en Europe

 

Le déterrage porte une atteinte supplémentaire à une espèce pourtant garante d’une biodiversité riche et d’une nature préservée. Elle est protégée chez nos voisins anglais, belges et néerlandais, et fait l’objet d’une attention particulière par la Convention de Berne, qui interdit le recours aux sources lumineuses. La France a d’ailleurs été récemment sommée de n’autoriser cet instrument que de manière très restrictive.

 

La réforme de 2019 ne change rien

 

La réforme ministérielle de février 2019, visant à limiter les souffrances des animaux, est inapplicable. Et surtout, rien ne change à la finalité même de la vénerie sous terre : celle de supprimer des animaux vivants, jugés indésirables par l’homme qui s’octroie un droit de vie et de mort sur des êtres sensibles (cliquez ici pour plus de détails sur cette réforme).

Les consultations terminées

  • AIN (01) : Consultation publique terminée le 22 mars.Arrêté final à lire ici.
  • AISNE (02) : Consultation publique terminée le 9 mai. Projet d’arrêté à lire ici
  • ALLIER (03) : Consultation publique terminée le 17 mai. Projet d’arrêté à lire ici. Note de présentation à lire ici.
  • ARDENNES (08) : Consultation publique terminée le 12 mai. Arrêté final à lire ici
  • AVEYRON (12) : Consultation publique terminée le 5 mai. Arrêté final à lire ici
  • CANTAL (15) : Consultation publique terminée le 6 mai. Motifs précédant la décision finale à lire ici
  • CHARENTE (16) : Consultation publique terminée le 11 mai. Arrêté final à lire ici
  • CHARENTE-MARITIME (17) : Consultation publique en cours jusqu’au 19 mai. Arrêté final à lire ici
  • CHER (18) : Consultation publique terminée le 3 mai. Note de présentation à lire ici. Projet d’arrêté ici
  • CORREZE (19) : Consultation publique terminée le 1er mai. Note de présentation à lire ici. Arrêté final à lire ici
  • EURE-ET-LOIR (28) : Consultation terminée le 28 avril. Arrêté final à lire ici.
  • FINISTÈRE (29) : Consultation publique terminée le 4 mai. Projet d’arrêté à lire ici. Note de présentation ici
  • HAUTE-GARONNE (31) : Consultation publique terminée le 28 avril. Arrêté final à lire ici.
  • ILLE-ET-VILAINE (35) : Consultation publique terminée le 2 mai.
  • ISÈRE (38) : Consultation publique terminée le 10 mai. Projet d’arrêté à lire ici
  • LOIR-ET-CHER (41) : Consultation publique terminée le 28 avril. Note de présentation à consulter ici, projet d’arrêté à télécharger ici
  • LOIRE (42) : Consultation publique terminée le 3 mai. Motifs de la décision à lire ici. Arrêté final à lire ici.
  • HAUTE-LOIRE (43) :  Consultation publique terminée le 28 avril. Arrêté final à télécharger ici
  • LOIRE-ATLANTIQUE (44) : Consultation publique terminée le 10 mai. Arrêté final à lire ici.
  • LOIRET (45) : Consultation publique terminée le 4 mars. Arrêté final à lire ici.
  • LOT (46) : Consultation publique terminée le 26 avril. Arrêté final à lire ici.
  • LOT-ET-GARONNE (47) : Consultation publique terminée le 2 mai. Arrêté final à lire ici. Synthèse des avis ici.
  • HAUTE MARNE (52) : Consultation publique terminée le 5 mai. Arrêté final à lire ici.
  • NIEVRE (58) : Consultation publique terminée le 15 mai. Arrêté final à lire ici
  • MORBIHAN (56) : Consultation terminée le terminée le 15 avril. Note de présentation à télécharger ici, arrêté final à consulter ici.
  • ORNE (61) : Consultation publique terminée depuis le 10 avril.
  • PYRÉNÉES-ATLANTIQUES (64) : Consultation publique terminée depuis le 14 avril. Arrêté final à lire ici.
  • SAÔNE-ET-LOIRE (71) : Consultation publique terminée depuis le 24 mars.
  • TARN-ET-GARONNE (82) : Consultation publique en cours jusqu’au 6 mai. Projet d’arrêté à lire ici
  • VENDÉE (85) : Arrêté publié le 21 mars.
  • HAUTE-VIENNE (87) : Consultation publique terminée depuis le 27 mars.
  • ESSONNE (91) : Consultation publique terminée le 28 avril. Projet d’arrêté à lire ici.
  • VAL D’OISE (95) : Consultation publique terminée le 2 mai. Projet d’arrêté à lire ici
  • INDRE-ET-LOIRE (37) : Consultation publique terminée le 19 mai. Arrêté final à lire ici
  • MAINE-ET-LOIRE (49) : Consultation publique terminée le 2 juin. Note de présentation à lire ici. Projet d’arrêté ici. Participez en cliquant ici
  • MAYENNE (53) : Consultation publique terminée le 22 mai. en cours jusqu’au 22 mai. Projet d’arrêté à lire ici
  • PAS-DE-CALAIS (62) : Consultation publique en cours terminée 19 mai. Note de présentation à lire ici. Projet d’arrêté ici
  • SARTHE (72) : Consultation publique terminée le 25 mai. Projet d’arrêté à lire ici
  • SAVOIE (73) : Consultation publique terminée le 29 mai. Projet d’arrêté à lire ici.  
  • DEUX-SÈVRES (79) : Consultation publique terminée le 7 juin en cours jusqu’au 7 juin. Projet d’arrêté à lire ici
  • SOMME (80) : Consultation publique terminée le 27 mai en cours jusqu’au 27 mai. Projet d’arrêté à lire ici

© Photo d’en-tête : Dominique Bezy

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