Destructions XXL dans l’enclos de chasse d’Olivier Bouygues : l’ASPAS attend des peines exemplaires ! 

Buses, faucons, choucas, cormorans, hérons, chats forestiers, hérissons… Au cœur de la Sologne, dans une propriété close de 150 hectares appartenant à Olivier Bouygues, des employés du milliardaire sont accusés d’avoir systématiquement tué, pendant des années, tout ce qui représentait, à leurs yeux, une menace pour la bonne tenue des parties de chasse et de pêche des invités… 

Outre les espèces protégées, des renards, martres, fouines, geais, corbeaux, pies, corneilles et autres animaux tombaient également sous le plomb des tireurs, ou étaient victimes de toutes sortes de pièges, y compris des dispositifs interdits comme les pièges à mâchoires… 

Les gardes sortaient même la nuit pour tuer des renards, des fouines et autres animaux, à l’aide de fusils montés de visée thermique ! 

Toutes ces tueries étaient encouragées par un système de primes “nuisibles”, mis en place au sein du domaine, permettant aux employés de recevoir de l’argent à la fin de l’année en fonction des espèces qu’ils avaient tuées… 

Les cadavres des animaux tués étaient ensuite jetés dans une énorme fosse à même le sol, un charnier XXL où se retrouvaient aussi tous les “déchets” de chasse : peaux, viscères, entrailles et autres restes d’animaux victimes des chasseurs (sangliers, cerfs, canards, perdrix…) 

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Ce ne sont là que quelques-uns des faits reprochés aux prévenus qui comparaissent devant le tribunal correctionnel d’Orléans, les 7 et 8 septembre 2026, parmi lesquels Olivier Bouygues, le propriétaire du domaine.  Tous encourent jusqu’à 750 000 euros d’amende et 7 ans de prison, pour destruction d’espèces protégées en bande organisée.

L’ASPAS, aux côtés de 6 autres associations de protection de la nature, s’est constituée partie civile dans cette affaire hors-normes pour demander réparation au titre de son préjudice moral et du préjudice écologique. Nous espérons des sentences exemplaires qui soient à la hauteur de la gravité des faits perpétrés au sein de cet enclos de la mort. 

Nous espérons également que la médiatisation de ce procès hors normes servira d’électrochoc, au niveau national, pour que la chasse sur des animaux maintenus en captivité devienne une pratique illégale, et que les parcs et enclos disparaissent à jamais de nos forêts et campagnes. Non seulement ces lieux sordides sont d’une grande cruauté pour les animaux qui s’y trouvent piégés, traqués et tués, mais l’absence de contrôles réguliers menés par les services de l’Etat entretient un sentiment d’impunité dans des zones de non-droit, où se pratiquent à l’abri des regards des actes horrifiques pour les animaux sauvages et très néfastes pour les écosystèmes.

Stop à la chasse en enclos !

Dès 2019, l’ASPAS alertait sur la pratique de la chasse en enclos avec sa campagne “Carnage derrière les grillage“. Depuis, quelques améliorations ont été obtenues, comme la loi visant à limiter l’engrillagement et des contrôles sanitaires obligatoires menés sur les animaux importés dans les enclos, mais la pratique même de la chasse sur des animaux maintenus en captif n’est toujours pas remis en cause par l’Etat…


Photo d’illustration : un héron cendré, espèce protégée et régulièrement visée par les employés du domaine d’O. Bouygues © F. Cahez

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