Un peu de répit : le piégeage des “ESOD” suspendu en juillet…

L’arrêté triennal du ministère de l’Écologie, qui autorisait la destruction de millions d’animaux sauvages depuis 2023, prend fin ce 30 juin 2026. La prochaine liste, qui devait être publiée le 1er juillet, se fait encore attendre…


Non, hélas, notre ministère de la Destruction écologique n’a pas soudainement eu pitié des renards, fouines, belettes, pies, corneilles, corbeaux et étourneaux concernés par l’horripilante réglementation des “espèces susceptibles d’occasionner des dégâts”… Il est juste à la bourre pour signer leur nouvel arrêt de mort !!!  

Son prochain arrêté triennal, pour la période 2026-2029, aurait dû être dévoilé il y a plusieurs semaines déjà, pour entrer en vigueur au 1er juillet et ainsi permettre aux piégeurs et aux chasseurs de continuer sans coupure leurs petits massacres dans le secret des champs, des bois et des lisières de nos campagnes reculées…  

Or, comme son projet doit être soumis à consultation publique pendant 21 jours, le piégeage des ESOD (ainsi que le déterrage, en ce qui concerne les renards) est partout suspendu jusqu’au 21 juillet minimum. Trois semaines de répit, ça sera toujours ça de pris pour notre petite faune sauvage, surtout si elle se retrouve confrontée, comme semblent le prédire hélas les météorologues, à un nouvel épisode caniculaire… 

Quand le Ministère révélera sa nouvelle liste noire, il est à craindre qu’il ne tiendra nullement compte ni de l’étude publiée tout récemment par le Muséum d’Histoire naturelle, ni du rapport de 2025 de l’IGEDD. Tous deux appellent en effet à abandonner les destructions massives au profit d’une gestion plus pragmatique et localisée, basée sur la prévention des dommages et la prise en compte du rôle joué par les espèces dans l’équilibre naturel des écosystèmes !  

Cruelle et archaïque, la réglementation “ESOD” fait honte de la France – elle n’existe nulle part ailleurs en Europe ! Plutôt que de favoriser les solutions de cohabitation avec la faune sauvage, notre pays s’entête à autoriser l’abattage, douze mois sur douze, d’un nombre illimité d’animaux sauvages à l’échelle de tout un département, sur la base de fiches de dégâts invérifiés et souvent invérifiables.  

Cette politique inique a beau être décriée par les associations et le monde scientifique, elle continue d’être menée par des gouvernements successifs qui n’ont tout simplement AUCUN COURAGE POLITIQUE face aux lobbies de la chasse et de l’agriculture. Les seules avancées obtenues, au cours des dernières décennies, sont en grande partie le seul fait de nos actions menées en justice. Cette fois encore, nous saisirons le Conseil d’Etat pour espérer créer une nouvelle jurisprudence et sauver un maximum d’animaux !  

En attendant, préparons-nous déjà à nous mobiliser en masse dès que la consultation publique sera mise en ligne, pour dire NON au nouveau classement ESOD et demander un changement radical de régime !  

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