Crues : les préfets peuvent décider d’aider les animaux sauvages

Incendies l’été, inondations l’hiver… Les animaux sauvages aussi, pâtissent de des cataclysmes à répétition rendus de plus en plus intenses et fréquents par les effets du réchauffement climatique.


Ces derniers jours, en Charente, Loire-Atlantique ou encore en Maine-et-Loire, les témoignages se multiplient* de chevreuils, notamment, totalement déboussolés par la montée des eaux, cherchant à se réfugier sur les terre-pleins des ronds-points et même jusque dans les habitations. Pour leur venir en aide, les pompiers sont tout à fait habiletés à intervenir.

Quant à la chasse, pour éviter la double peine aux animaux traumatisés, sachez que les préfets ont le pouvoir de suspendre dès maintenant ce loisir pour le reste de la saison (la chasse à tir s’arrête le 28 février, la chasse à courre le 31 mars), au titre de l’article 424-1 du code de l’environnement qui prévoit l’adoption de mesures locales pour “favoriser la protection et le repeuplement du gibier”.

Dans les zones sinistrées, ils peuvent aussi décider de renoncer à la chasse d’été (la réglementation permet aux chasseurs, dans les départements qui autorisent cette pratique scandaleuse, de sortir tuer des chevreuils, des sangliers et des renards dès le 1er juin…)

Pour rappeler aux représentants de l’Etat leurs prérogatives, interpellez directement les services de la DDT (coordonnées sur les sites des préfectures) ou passez par vos élus locaux ! Merci pour les animaux.

* Ouest France, Charente Libre, Ouest France

Photo d’en-tête © Sylvie Raffier

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