1er jour de chasse, 1er accident : Combien d’autres avant une réaction des pouvoirs publics ?

1er jour de chasse, 1er accident : Combien d’autres avant une réaction des pouvoirs publics ?

À peine la saison de chasse ouverte et déjà deux randonneurs victimes d’un chasseur, à Porte les Valence (Drôme). Samedi, un père et son fils reçoivent une volée de plombs et doivent être hospitalisés. L’Association pour la Protection des Animaux Sauvages (ASPAS) dénonce le laxisme des pouvoirs publics sur la dangerosité du « loisir » de la chasse pour tous les usagers de la nature et attend une réaction immédiate du Gouvernement.
 
Premier jour de l’ouverture de la chasse et déjà un double accident. Un chasseur n’avait même pas pris la peine d’observer son entourage avant d’ajuster un faisan. Deux randonneurs se trouvaient dans sa ligne de mire. Le père est touché à la joue et à l’œil tandis que son fils, âgé de 13 ans, a été blessé dans le dos par la gerbe de plomb.
 
En France, aucune véritable mesure ne garantit la sécurité des non chasseurs, qui souhaiteraient eux aussi profiter de la forêt et des chemins de campagne en toute sécurité.
 
Depuis plus de 10 ans l’ASPAS se bat pour que soit enfin instauré le dimanche sans chasse au niveau national. C’est aujourd’hui la seule mesure susceptible de garantir la sécurité et la tranquillité de tous les citoyens qui fréquentent la nature. Le dimanche étant le jour pour lequel on recense le plus d’accidents de chasse.
 
Le nombre constant d’accidents de chasse ne suffit pas à faire réagir les pouvoirs publics. Combien faudra-t-il de blessés et de morts pour que la France s ‘aligne sur les autres pays européens ?
 
L’ASPAS demande à nos législateurs une refonte de l’archaïque système cynégétique français. La semaine dernière, avant l’ouverture, nous avons écrit à Mr Borloo pour lui remettre les 200 000 signatures de notre pétition pour le dimanche sans chasse. De nombreux médias ont déjà répercuté notre inquiétude sur ce problème de sécurité publique. Mais le monde de la chasse n’est pourtant toujours pas décidé à partager la nature. Déterminée plus que jamais, l’ASPAS continuera de mener sa campagne pour l’indispensable arrêt de la chasse le dimanche.
 
 NB : L’ASPAS envoie gratuitement le dossier de presse de sa campagne pour l’arrêt de la chasse le dimanche et le dépliant « Stop à l’insécurité liée à la chasse» à tous les journalistes en faisant la demande par mail ou par téléphone : 04 75 25 10 00
 

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