Pratique très méconnue des Français, la chasse d’été est pourtant autorisée dans une écrasante majorité de départements, comme l’ASPAS a pu l’illustrer avec sa carte de France publiée le 1er juin dernier. Sont concernés : les chevreuils (mâles), les daims, les sangliers… et les renards.
Autorisés à une époque sensible de l’année où les animaux sauvages (mais aussi les promeneurs !) élèvent leurs jeunes et aspirent à la tranquillité, les tirs d’été sont scandaleux par nature… Continuer à les autoriser en période de canicule et de sécheresse c’est de la folie pure !
La chasse d’été n’est pas d’intérêt général !
En complément de la saison de chasse générale (de septembre à février), les préfets peuvent aussi autoriser la chasse à tir de certaines espèces dès le 1er juin. Officiellement, ces tueries estivales sont justifiées par la volonté de réduire les dégâts que peuvent provoquer les ongulés sauvages dans les cultures. En vérité, elles ne sont autre que du temps de jeu supplémentaire offert aux chasseurs de trophées (les vieux chevreuils mâles aux beaux bois sont particulièrement visés…). Et pour beaucoup, c’est surtout une nouvelle opportunité légale de tuer un maximum de renards accusés de voler « leur » « petit gibier » (perdrix, faisans, lapins…).
Animaux en souffrance, risque d’incendies, insécurité publique… L’ASPAS demande urgemment au ministre de l’Ecologie d’interdire la chasse d’été !
Vous aussi interpellez vos préfets et les ministères concernés, refusons ces tueries sources de souffrances pour les animaux et qui ne répondent strictement à aucun intérêt général !
Photo du chevreuil © D. Avondes

