Grippe aviaire : les chasseurs privés de lâchers de faisans !

Grippe aviaire : les chasseurs privés de lâchers de faisans !

La consigne vient du Ministère de l’Agriculture, dans un communiqué publié le 25 octobre 2020 et relayé par de nombreux médias*, suite à la découverte de deux cygnes tuberculés infectés au virus H5N8 aux Pays-Bas, le 20 octobre.

Faisan d’élevage fraîchement relâché (dans l’Eure, en 2018), comme en témoigne son collier de plastique orange que les chasseurs n’ont même pas pris la peine d’ôter…

A ce jour, la France est officiellement indemne de la grippe aviaire, mais cette découverte dans un pays voisin en période de migration des oiseaux est suffisamment préoccupante pour que le risque d’importation passe de “négligeable” à “modéré”, et entraîne de ce fait de nouvelles mesures de prévention chez les éleveurs de volaille… et de “gibiers à plumes”.

Ces mesures, en vigueur depuis le 25 octobre, concernent « les communes situées dans des zones dites à risque particulier (ZRP), c’est-à-dire abritant des zones humides fréquentées par les oiseaux migrateurs”. Pour les chasseurs, cela se traduit dans les zones concernées par une interdiction de “rassemblement d’oiseaux”,  de “transports et lâchers de gibiers à plumes” et “d’utilisation d’appelants” (c’est-à-dire des oiseaux captifs utilisés pour attirer d’autres oiseaux de la même espèce dans le but de les plomber).

Le retour possible de ce virus en pleine pandémie du Covid 19 serait évidemment catastrophique… Mais voyons le “bon” côté des choses : la communication édulcorée et mensongère des chasseurs “premiers écologistes de France”, “protecteurs de la biodiversité” et “indispensables régulateurs de la faune sauvage” en prend en sérieux coup avec la mise en lumière de ces pratiques difficilement justifiables…

Rappelons en effet que 19 millions de faisans, 5 millions de perdrix et 1 million de canards colvert sont élevés chaque année en France pour le seul loisir de la chasse !

L’enquête de l’ASPAS à ce sujet :

> Pour en savoir plus et signez la pétition, c’est ici 

* Lire par exemple cet article du journal “Le Monde” 

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