Justice pour les renards : l’État faillit, l’ASPAS agit !

Chaque année, 600 000 renards sont tués légalement en France par la chasse, le piégeage et les battues administratives. Un massacre de masse, 12 mois sur 12, encore largement méconnu de beaucoup de Français. Pour mettre fin à cette situation inacceptable, l’ASPAS engage ce 8 avril 2026 une démarche inédite face à l’État afin qu’il prenne ses responsabilités et revoie en profondeur sa politique de gestion des renards. Notre objectif : obtenir la fin des abattages injustifiés avec un changement réel et durable des pratiques, aujourd’hui totalement injustifiées au regard des enjeux environnementaux et sanitaires. 


Le Renard roux : une espèce légalement persécutée toute l’année 

Injustement considérés comme « nuisibles » et classés « espèce susceptible d’occasionner des dégâts » (ESOD) dans la quasi-totalité des départements, les Renards roux comptent parmi les espèces les plus persécutées en France. Du fait de leur statut juridique, ils peuvent être chassés ou « détruits » 12 mois sur 12, par tous les modes autorisés en France (tir, chasse à courre, déterrage, chasse au vol, piégeage…), sans aucun quota ni suivi ! 

Des alliés méconnus de la nature et de l’agriculture 

Accusés à tort de propager des maladies, de “pulluler” ou encore de “voler” le “petit gibier” convoité par les chasseurs (faisans, perdrix, lapins…), les renards sont bien au contraire de précieux alliés écologiques, sanitaires et même économiques :

  • Ils favorisent la diversité végétale en disséminant, via leur pelage et leurs déjections, les graines des baies et fruits qu’ils consomment.
  • Ils prédatent les petits rongeurs (campagnols, mulots…) souvent responsables de dégâts dans les cultures. Un seul renard peut à lui seul consommer près de 6 000 micromammifères en un an : une solution gratuite et totalement naturelle au service des agriculteurs, à l’opposé des produits toxiques et coûteux majoritairement utilisés !
  • Ils assainissent l’environnement et freinent la propagation de maladies comme la borréliose de Lyme en éliminant les animaux infectés et les charognes.

Une politique inefficace et sans fondement scientifique 

Les rapports dénonçant l’inefficacité de cette tuerie massive se multiplient, démontrant qu’elle ne repose sur aucun argument sanitaire ou économique valable et même qu’elle peut être contre-productive !

En dépit de tous ces éléments, l’État français d’autoriser le massacre des renards, répondant aux pressions des lobbies agricole et cynégétique.

  • Il permet que soient infligées des souffrances intolérables à ces êtres sensibles en perpétuant des pratiques cruelles et dépassées ;
  • Il participe à priver les agriculteurs de précieux alliés pour la protection de leurs récoltes et à détruire l’équilibre des écosystèmes ;
  • Il entretient la mauvaise réputation injustifiée des renards ;
  • Il ne tient pas compte des conclusions des études scientifiques ;
  • Il ignore délibérément les attentes exprimées par les citoyens et citoyennes*.

L’État faillit… 

En ignorant sciemment les qualités écologiques, sanitaires et économiques des renards, l’État français contrevient à nombre de ses obligations, notamment en matière de protection de l’environnement. Il porte ainsi de graves atteintes à plusieurs dispositions issues du droit français et du droit international, tels que :

  • Le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de la santé, proclamé par la Charte de l’environnement ;
  • Les principes fondamentaux du droit de l’environnement, prévus par le code et la Charte de l’environnement, comme le principe de solidarité écologique ou le principe de prévention ;
  • Le droit de la santé publique ;
  • Les engagements internationaux en matière de protection de la biodiversité.

 … l’ASPAS agit ! 

Nous demandons a minima :

  • La fin des exceptions qui sont devenues la règle en matière de chasse des renards : chasse par temps de neige, en été pendant la période d’élevage des jeunes… Ces périodes sont en effet particulièrement sensibles pour l’espèce et cruciales pour son rôle d’auxiliaire agricole.
  • L’interdiction des pratiques les plus cruelles et non sélectives, notamment le déterrage, la chasse à courre et les pièges tuants et mutilants ;
  • Le retrait du renard de la liste ESOD ou a minima la modification des modalités de destruction au profit de méthodes de gestion plus ciblées, adaptables au cas par cas et applicables notamment aux seuls abords des élevages où des dégâts avérés sont constatés ; 
  • La mise en place obligatoire de solutions alternatives (protection des élevages, sécurisation des installations), pour que les méthodes létales ne soient plus employées qu’en dernier recours.

Sans réponse ou en cas de refus de l’État de prendre les mesures qui s’imposent, l’ASPAS portera son action pour les renards devant la justice. 


* 71 % des Français et Françaises considèrent que le traitement réservé au renard en France est injustifié (IFOP – ASPAS, LPO, SHF, SNPN, SFEPM, Humanité et Biodiversité – 2023) ; 70 % sont contre le déterrage des renards et des blaireaux (IFOP – Fondation Brigitte Bardot – 2025).

Justice pour les renards : l'État faillit, l'ASPAS agit !
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Aidez l’ASPAS à défendre les renards !

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Le sort du renard est entre les mains du ministère de la Transition écologique. Interpellez la ministre Monique Barbut sur les réseaux sociaux pour lui demander d’agir ! Dans notre kit de communication, nous mettons à disposition plusieurs exemples de posts que vous reprendre à votre compte.

Témoignez pour les renards ! :
L’ASPAS invite toutes les personnes disposant d’un élevage amateur ou professionnel d’animaux de basse-cour à remplir une déclaration de NON dégât via ce formulaire en ligne. Oui la cohabitation est possible !

Diffusez les connaissances scientifiques !
Rôle écologique, rôle sanitaire, cohabitation avec les élevages avicoles, absurdité du classement “ESOD”… De nombreuses études, de nombreux rapports scientifiques démontrent à la fois l’importance de préserver les renards pour l’équilibre des écosystèmes, et l’inutilité d’abattre ces animaux pour des raisons sanitaires ou économiques. Vous pouvez relayer autour de vous les différents articles de l’ASPAS qui mentionnent ces publications.

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Photo d’en-tête de cet article © E. Wegryzn

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