Depuis le 6 janvier 2026, un nouvel arrêté préfectoral restreint l’accès aux zones impactées par le méga-feu survenu dans les Corbières, en août 2025. Une interdiction qui concerne aussi – en partie – les chasseurs !
L’ASPAS, qui s’était profondément indignée que la chasse puisse librement se pratiquer dans les communes sinistrées (17 000 hectares partis en fumée), avait adressé le 5 septembre un courrier au préfet de l’Aude pour solliciter un rendez-vous et lui exposer ses arguments pour protéger la faune sauvage.
Reçus par la préfecture, le 24 octobre, nous avons pu réitérer notre demande pour que l’interdiction de la chasse s’applique non seulement à l’ensemble de la zone incendiée, mais aussi à une zone tampon, tout autour, afin de permettre aux individus rescapés de survivre et aux populations entières de se reconstituer.
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Hélas, nos revendications n’ont pas été (immédiatement) suivies d’effets, la chasse ayant pu se poursuivre comme avant, sans contrainte particulière, au moins jusqu’au 6 janvier. Ce jour-là, le préfet a finalement adopté un nouvel arrêté qui abroge le premier, dans lequel un article spécifique a été ajouté pour encadrer les actions de “régulation des espèces susceptibles de causer des dégâts aux cultures”.
On y apprend que les chasseurs, s’ils sont toujours autorisés à pénétrer dans les parties incendiées pour y tuer des sangliers et des chevreuils, ont toutefois pour interdiction de fréquenter les “zones boisées”, pour des raisons de sécurité. Une très bonne nouvelle pour les animaux qui sont libres, quant à eux, de s’y réfugier !
Cette décision, qui n’est évidemment pas au goût de la Fédération de chasse de l’Aude, est bien la preuve que la mobilisation citoyenne peut jouer un rôle déterminant s’agissant de la protection de la nature. En effet, outre l’action de l’ASPAS, plusieurs pétitions, lettres ouvertes et autres appels à la solidarité envers les animaux victimes de l’incendie ont émané de la société civile, relayés par les associations, des personnalités publiques et des médias engagés. Autant d’alertes que le préfet ne pouvait ignorer.
Ensemble, faisons bloc pour que le lobby de la chasse n’ait pas toujours le dernier mot !
Photo d’en-tête © Simon de l’Ouest / Wikicommons

