LA RAISON DE NOTRE COMBAT
Alors que les blaireaux sont protégés dans de nombreux pays européens, ils sont chassés neuf mois et demi par an en France sous prétexte qu’ils occasionneraient des dégâts dans les cultures mais aussi pour le simple plaisir des chasseurs. Le pire étant le déterrage, ou vénerie sous terre : une pratique massivement rejetée par les Français.
Protégeons les blaireaux !
L’ASPAS demande au ministère de l’Écologie l’abolition du déterrage et le classement du blaireau en espèce protégée. Cette pratique n’impacte pas que les blaireaux mais l’ensemble des espèces présentes dans les terriers et notamment des espèces protégées comme les chats sauvages ou encore les chiroptères. Elle n’est par ailleurs d’aucune utilité pour lutter contre la tuberculose bovine ; au contraire, elle ne ferait que contribuer à son expansion ! En effet, cette pratique disperse les animaux potentiellement atteints, et les chiens envoyés dans les terriers sont susceptibles de se faire contaminer.
Historique de la campagne
1979
Convention de Berne. Le blaireau est inscrit à l’annexe III.
2001
La France est considérée comme « officiellement indemne de tuberculose bovine » par l’Union européenne, maladie véhiculée par le blaireau motivant de nombreux abattages
2008
- Lancement de la campagne ASPAS « Stop au déterrage des blaireaux »
- Manif à Cluny où se déroulent les championnats de déterrage de blaireaux
2013
Début des actions juridiques contre les arrêtés autorisant des périodes complémentaires de vènerie sous terre du blaireau
2014
Meilleur encadrement des opérations de déterrage en vue de diminuer les souffrances. Interdiction des championnats de déterrage
2018
Lancement de la campagne ASPAS « Stop au déterrage des blaireaux »
2019
Rapport de l’ANSES concluant à l’inutilité de l’abattage des blaireaux dans le cadre de la lutte contre la tuberculose bovine.
Simulation par l’ASPAS d’un déterrage de blaireaux en plein cœur de Paris.
2020
Discussion par les parlementaires de la proposition de loi de l’EDS interdisant la vénerie sous terre.
Première publication par l’ASPAS de la carte de France du déterrage des blaireaux.
2022
Lancement par l’ASPAS de la Journée mondiale des blaireaux le 15 mai.
Lancement par l’ASPAS de la pétition “Pour l’interdiction du déterrage des blaireaux” sur le site du Sénat. Atteinte en moins de 6 mois des 100 000 signatures requises pour examen par le Sénat.
2023
Dépôt de plainte par l’ASPAS et 9 autres associations devant le Comité de la Convention de Berne contre l’autorisation des périodes complémentaires de déterrage des blaireaux.
Rappel par le Conseil d’État de ““l’interdiction légale de destruction des petits blaireaux” et l’interdiction de “porter atteinte au bon état de la population des blaireaux”.
Le déterrage des blaireaux, cruel par tradition
Chaque année, 8 mois par an, près de 12 000 blaireaux sont tués directement au terrier par les chasseurs pratiquant la vénerie sous terre. Acculés et mordus par des petits chiens introduits dans une entrée de terrier, les blaireaux subissent pendant des heures terreur et stress intenses, pendant que les chasseurs munis de pelles et de pioches creusent jusqu’à les atteindre. Les blaireaux sont ensuite brutalement extirpés avec une grande pince métallique, avant d’être exécutés avec un fusil ou une arme blanche. Cette pratique peut avoir lieu alors que les blaireautins sont encore dépendants de leurs parents.
Cette pratique cruelle est incompatible avec la reconnaissance des animaux comme êtres sensibles.
Les actions de l’ASPAS
En collaboration avec de nombreuses associations telles que MELES, Blaireau & Sauvage, AVES, la LPO Alsace ou encore le GEPMA, l’ASPAS se mobilise pour les blaireaux, animaux trop souvent méconnus. Pour ce faire, l’ASPAS :
- Analyse et conteste les arrêtés préfectoraux prolongeant la période de déterrage du blaireau
- Diffuse des outils pédagogiques pour une meilleure connaissance de l’espèce
- Informe le grand public de la cruauté des pratiques de chasse via des campagnes de communication
- Interpelle les élu-e-s
Agir à nos côtés
L’ASPAS sensibilise l’opinion publique sur l’utilité écologique du blaireau et l’aberration du déterrage à travers ses brochures, ses communiqués de presse et son magazine trimestriel Goupil.

