Décidemment, 2025 aura été une très triste année pour les défenseurs des animaux et de la nature. Trois jours après Brigitte Bardot, l’ancienne actrice mondialement connue qui a dédié sa vie et sa fortune à la protection des animaux, c’est le célèbre botaniste Francis Hallé qui nous a quittés.
Celui qui rêvait de créer une immense forêt primaire en Europe de l’Ouest s’est éteint à l’âge de 87 ans, le 31 décembre.
L’ASPAS salue la mémoire d’un écologue passionné, profondément militant, qui a beaucoup fait dans les dernières années de sa vie pour sensibiliser à l’importance de protéger et de laisser vieillir les forêts, afin qu’elles jouent pleinement leur rôle écologique, de surcroît dans le contexte alarmant du réchauffement climatique.
Lorsque le scientifique créa l’Association Francis Hallé pour la forêt primaire, en 2019, c’est tout naturellement que l’ASPAS accepta d’en être un membre fondateur.
Redonner toute sa place à la nature laissée en libre évolution, sur le très long terme, est une vision qui converge avec celle de l’ASPAS à travers son programme de Réserves de Vie Sauvage®, ces espaces que nous achetons et protégeons pour les libérer de toute exploitation humaine.
Présent lors du discours historique de Jane Goodall à l’Unesco le 19 octobre 2024 – autre grande protectrice de la nature disparue en 2025 – Francis Hallé avait d’ailleurs réitéré son soutien à la cause défendue par l’ASPAS lors d’un entretien avec Yolaine de la Bigne, porte-parole et administratrice de notre association : “C’est très important de protéger la faune sauvage et cela suppose évidemment de protéger leur environnement, donc de protéger la forêt”.
L’écologue charismatique, qui avait conscience de sa finitude, savait qu’il ne verrait évidemment jamais pousser de son vivant la forêt primaire de 70 000 hectares qui lui tenait tant à cœur, et pour cause : s’il ne faut que quelques jours pour abattre une forêt ancestrale, il lui faut bien 800 ans pour se reconstituer.
Francis Hallé est mort, mais non sans avoir semé les graines de l’espoir pour les générations futures. Son combat lui succédera, à travers son association, à travers la nôtre, à travers toutes celles et tous ceux en somme qui œuvrent, chaque jour, à rendre la planète plus vivable et plus respirable.
Photo d’en-tête © Yolaine de la Bigne /ASPAS

