Loup : le plan diabolique du gouvernement se précise… 

En déplacement en Haute-Marne ce lundi 16 février 2026, Annie Genevard et Mathieu Lefèvre, respectivement ministres de l’Agriculture et délégué à la Transition écologique, ont fait de nouvelles annonces totalement ahurissantes contre les loups…


Alors que le nombre de loups stagne depuis plusieurs années de façon inquiétante autour de 1 100 individus, que celui des attaques est stable lui aussi (12 000 victimes l’an passé) et qu’il est dorénavant largement démontré que les troupeaux protégés réduisent drastiquement les pertes, le gouvernement profite du déclassement de l’espèce au niveau européen pour s’engouffrer dans une politique de tirs de plus en plus destructrice, irrationnelle, et très dangereuse pour la conservation de l’espèce. 

Parmi les nouvelles annonces catastrophiques :  

  • Le plafond de tirs de loups pourrait être relevé à 21 %, au lieu de 19 % jusqu’à présent, et même jusqu’à 23 % si les 21% sont atteints avant la fin de l’année – soit quasiment 1/4 de la population totale de loups qui pourra être tuée chaque année ! C’est bien plus que n’importe quelle autre espèce non protégée par la loi, et c’est extrêmement inquiétant au regard d’une récente étude menée par le CNRS et le Muséum d’Histoire Naturelle sur les conséquences potentiellement très néfastes des tirs sur la conservation de Canis Lupus en France  !  
  • « Protégé ou non, l’éleveur aura le droit à un tir de défense » : un éleveur n’aura bientôt peut-être plus besoin d’autorisation pour tirer sur un loup ou demander l’intervention d’un louvetier, y compris s’il n’a strictement rien fait pour protéger son troupeau ! Alors que le bon-sens voudrait que l’on se protège du loup AVANT qu’il n’attaque, le gouvernement renverse la logique de manière totalement absurde, en n’obligeant (ou en n’encourageant, on verra ce que dit le texte final…) l’éleveur à se protéger qu’APRES avoir bénéficié d’une intervention contre le loup !  
  • La mise en place de « tirs de prélèvement », véritables battues de chasse« pour éliminer des loups » et ainsi « réduire la pression de la prédation »… même si les troupeaux ne sont pas protégés !! Si cette annonce se concrétise, elle ouvrira la voie à une régulation pure et simple de l’espèce sans rien régler de la question de la déprédation : tout loup tué sera vite remplacé, surtout venant d’une espèce avec une telle capacité de dispersion !   

L’ASPAS dénonce avec la plus grande des virulences ces nouvelles orientations gravissimes du gouvernement. Devaient-elles être traduites par des mesures concrètes, par un arrêté et/ou une « loi d’urgence agricole », comme le laisse entendre la ministre d’ici le salon de l’Agriculture en mars, nous n’hésiterons pas une seule seconde à saisir la justice. 

Sur le plan écologique, le retour naturel des loups en France est une aubaine pour la protection des forêts et la régulation naturelle des ongulés sauvages. Au lieu de tirer à tout va (sur une espèce qui reste protégée !), la France devrait montrer l’exemple en termes de protection de la biodiversité en encourageant une cohabitation sereine et intelligente avec les grands prédateurs, basée sur la PROTECTION des troupeaux !  

Contact presse : presse@aspas-nature.org 


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