Loup tué par un chasseur dans le Cantal : l’ASPAS déposera plainte ! 

D’après les premiers éléments de l’enquête qui ont fuité dans la presse, le chasseur aurait confondu le loup avec un renard lors d’une battue qui s’est déroulée samedi 31 janvier 2026, à Laveissenet, dans les Monts du Cantal…  


Son cadavre n’a pourtant été découvert que 5 jours après les faits. C’est d’ailleurs à la suite de cette découverte que le chasseur se serait présenté de lui-même à la gendarmerie, d’après le journal La Montagne… Si ce loup n’avait pas été trouvé par hasard, il y a donc fort à parier que cette affaire n’aurait jamais éclaté au grand jour… 

Pour se justifier de ne pas avoir immédiatement prévenu de son erreur, le chasseur aurait expliqué que, quand ils tirent les renards, les chasseurs ne s’embêtent pas à aller inspecter et ramasser les cadavres, préférant les laisser pourrir sur place… Les renards, considérés par beaucoup de chasseurs comme de la simple vermine à éliminer (ils les accusent de s’en prendre à « leur » « petit gibier »…), ne bénéficient d’aucune protection en France. Si la version des faits du chasseur est avérée, ce seront donc clairement le manque de considération de ces petits canidés roux et les battues de chasse totalement inutiles – de surcroît en zone de montagne – à leur encontre qui auront permis la mort de ce loup…  

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Que le tir du chasseur soit intentionnel ou pas, il est dans tous les cas d’une extrême gravité : non seulement les loups sont protégés par la loi, mais ils sont aussi rarissimes dans le Massif central. Localement, la mort d’un seul individu est donc très préjudiciable à la conservation de l’espèce.  

L’ASPAS espère qu’une enquête sérieuse et minutieuse sera menée de la part des autorités, et déposera dans tous les cas plainte pour destruction non autorisée d’espèce protégée. 

L’excuse de la confusion, bien trop facile, doit aussi sérieusement nous interpeller : combien d’autres loups ont été (et seront encore) confondus avec des renards lors de battues de chasse, dans le silence de nos forêts et montagnes ? Savoir identifier sa cible, c’est la base… Et pourtant, chaque année en France, des chasseurs défraient la chronique avec des histoires d’animaux (chats, chiens, loups… et humains !) blessés ou tués par erreur, confondus avec une autre espèce… 

Les chasseurs qui ont les fusils entre les mains sont responsables, mais l’État l’est tout autant : en dépit des accidents en série, il se refuse toujours à encadrer plus strictement ce loisir, et laisse toujours autant de liberté aux chasseurs pour « gérer » eux-mêmes la faune sauvage, sans se donner davantage de moyens pour contrôler leur macabre activité !  

Contact presse : presse@aspas-nature.org

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