L’ASPAS réhabilite le putois en Lozère

L’ASPAS réhabilite le putois en Lozère

Le 29 octobre 2010, le Tribunal Administratif de Nîmes a suspendu, suite au recours déposé par l’Association pour la Protection des Animaux Sauvages, l’arrêté préfectoral du 18 juin 2010 relatif au classement des putois sur la liste des espèces  considérées «nuisibles» en Lozère, pour la saison 2010-2011.

 Grâce  à cette victoire de l’ASPAS le putois ne pourra plus être détruit. Le tribunal a reconnu le caractère illégal de  l’arrêté pris par le préfet de la Lozère.

 Le classement  “nuisibles” de certaines espèces animales a de graves conséquences, sur les populations de ces espèces, mais aussi sur leur milieu. Ce classement par arrêté préfectoral autorise la destruction par le piégeage ou le tir de ces «nuisibles», toute l’année et sans qu’aucun quota ne soit précisé.

D’innombrables données scientifiques ont clairement établi l’utilité des prédateurs naturels quant à leur environnement car ils sont des éléments essentiels à l’équilibre d’un milieu, en régulant les populations de divers rongeurs.

 Désormais il est formellement interdit de piéger le putois. Il sera traité comme toute espèce de gibier (chevreuil, lièvre,…) et chassable uniquement en période de chasse.

 Cette décision juridique représente un pas important vers la réhabilitation des soi-disant «nuisibles». La lutte menée en faveur de ces animaux sauvages par l’ASPAS depuis plus de 30 ans, contribue ainsi à la reconnaissance de leur rôle prépondérant dans l’équilibre de nos écosystèmes et de leur intérêt au sein de notre patrimoine naturel.  En l’état actuel de la biodiversité la notion de nuisibilité est en complète contradiction avec la nécessité de conservation des espèces, fragilisées par la pression croissante des activités humaines.

L’ASPAS continue son action pour la réhabilitation des espèces dites «nuisibles» et cela au niveau national. La multiplication des procès incitera peut-être les dirigeants de notre pays à ne plus céder aux pressions de quelques électeurs-chasseurs, constamment en décalage avec l’état réel des milieux naturels et de notre biodiversité. 

Dernier articles de presse

13.02.2024

Quels pouvoirs du maire sur la chasse ? L’ASPAS édite un guide pratique

Un maire peut-il limiter la chasse dans une forêt communale ? Peut-il imposer un jour sans chasse ? Peut-il venir au secours des espèces considérées comme “nuisibles” ? C’est pour répondre à ces questions de plus en plus fréquentes que l’ASPAS a décidé de mettre à disposition des élus locaux un guide pratique et juridique, […]

01.02.2024

Insécurité liée à la chasse : l’ASPAS et Un jour un chasseur attaquent l’État pour inaction cynégétique

Le gouvernement n’a pas réagi au recours gracieux envoyé le 10 octobre par l’Association pour la protection des animaux sauvages (ASPAS) et le collectif Un Jour Un Chasseur. Celui-ci exigeait l’adoption de mesures nationales fortes pour encadrer de manière plus sécuritaire la pratique de la chasse. Au nom des ruraux et de tous les citoyens […]

31.01.2024

La destruction des “nuisibles” sévèrement critiquée par des scientifiques

Un panel d’experts dénonce l’absence de justification et l’inefficience du massacre annuel de millions d’oiseaux et de mammifères sauvages accusés d’être potentiellement néfastes aux activités humaines. En partenariat avec l’ASPAS et la LPO, la Fondation pour la recherche sur la biodiversité (FRB) a constitué un comité d’experts scientifiques et sociétaux indépendants afin d’émettre un avis sur la […]

21.12.2023

Déclassement du statut de protection du loup : Ursula von der Leyen crée un dangereux précédent

COMMUNIQUÉ INTER-ASSOCIATIF – La présidente de la Commission européenne a proposé aux États membres, ce mercredi 20 décembre, un déclassement du statut de protection du loup comme espèce “protégée” plutôt que “strictement protégée”, créant un précédent inédit dans la Convention de Berne… Nos associations réagissent.  Selon la dernière évaluation de l’Union Internationale de Conservation de la […]

30.11.2023

Justice pour le Vivant : en appel, les ONG demandent au juge d’obliger l’Etat à améliorer l’évaluation des risques des pesticides

Ce lundi 20 novembre, les ONG de Justice pour le Vivant ont transmis leurs arguments à la cour administrative d’appel de Paris dans leur mémoire complémentaire. Elles entendent prouver la nécessité de revoir la méthodologie de l’évaluation des risques des pesticides et obliger l’Etat à agir sur ce point afin de lutter efficacement contre l’effondrement […]