La montagne de Miélandre

En parallèle de son projet d’acquisition dans le Vercors, l’ASPAS travaille depuis quelques temps sur un autre secteur du département de la Drôme : la montagne de Miélandre.

Point de repère paysagé du Pays de Dieulefit, Miélandre culmine à 1451 m d’altitude et s’étend sur environ 1000 ha, à cheval sur trois communes (Vesc, Valouse et Chaudebonne). Véritable écrin de nature, le versant ouest fait actuellement l’objet d’une vente pour la création d’une Réserve de Vie Sauvage® par l’ASPAS sur 243 ha, répartis autour du gîte du Col de Blanc.

La constitution d’une telle Réserve à Miélandre permettra de protéger, de manière pérenne, le patrimoine naturel exceptionnel de ce lieu qui a connu la déprise agricole durant le 20e siècle.

Sommet de la montagne de Miélandre sous la neige, avril 2019 © Richard Holding

Pour éviter les tensions locales, et accompagner la bonne acceptation de ce projet, l’ASPAS a fait le choix de se concentrer sur la partie du site la plus naturelle, la forêt (composée de nombreuses essences d’influence montagnarde et méditerranéenne) et de laisser les prairies au sommet où l’activité pastorale est présente et continuera à l’être. Beaucoup d’oiseaux, tels que l’aigle royal ou les vautours fauves et moines, sillonnent quotidiennement la zone. Leur présence indique une grande richesse de proies comme les lapins, les chamois ou encore les chevreuils, faciles à observer sur le site.

Vautour fauve © Richard Holding

Le site est connu des randonneurs avec deux parcours de randonnée passant par le sommet de la montagne, à 1451 m d’altitude et offre une vue à 360° sur les environs. Ces sentiers balisés permettent de s’immerger dans ce site d’exception et de découvrir la richesse et la beauté du lieu. La pratique de la randonnée est tout à fait compatible avec la création d’une Réserve de Vie Sauvage®, puisque la charte des RVS autorise la randonnée pédestre, activité la moins dérangeante pour la faune lorsqu’elle se fait sur des sentiers bien canalisés.

En ce qui concerne la chasse, le propriétaire a toujours maintenu une activité cynégétique très faible. Le site était exclusivement réservé à la chasse à l’arc et le nombre d’animaux tué lors des années précédentes ne dépassait pas la dizaine, par an. La chasse au fusil ne fait plus partie des pratiques depuis plusieurs années. L‘interdiction de la chasse aura un impact positif sur les populations d’ongulés déjà bien présentes et ne changera pas les habitudes locales.

Le projet entraine une certaine méfiance de la part des élus locaux qui le voit comme une mise sous cloche de la nature, ce qui est faux, puisque le site restera ouvert au public, sans clôtures, et que la faune et la flore pourront circuler librement.