Pour la connaissance et la protection des amphibiens

Fiche d’identité 

  • 38 espèces réparties en 2 familles:
    • Les anoures– amphibiens sans queue – qui comportent 25 espèces dont 11 crapauds et 14 grenouilles.
    • Les urodèles – amphibiens avec queue – regroupent 13 espèces dont 1 hydromante, 2 euproctes, 4 salamandres et 6 tritons.
  • Régime alimentaire: insectivore et carnivore
  • Longueur: entre 4,5 cm pour le pélodyte ponctué (Pelodytes punctatus) et 25 cm pour la grenouille taureau (Lithobates catesbeianus)
  • Poids: 4 à 50 g
  • Espérance de vie: en moyenne 10 ans
  • Habitats: mares, fossés, forêts, jardins, etc.
  • Stratégie de reproduction : oviparité pour presque tous. Les grenouilles déposent leurs œufs en masse, les crapauds en cordon et les tritons les isolent.
  • Statut: protégé

Les chiffres de l’UICN sont édifiants : les amphibiens constituent le groupe vivant le plus menacé sur terre. Il ne s’agit pas que d’une espèce, mais d’une classe dans son ensemble, à savoir l’équivalent des mammifères ou des oiseaux.

Garant par leur présence de la santé de nos écosystèmes naturels, les amphibiens nous informent sur les atteintes portées à notre environnement, sur la qualité de l’eau mais également sur l’impact du réchauffement climatique.

Il est encore temps de prendre conscience de leur disparition à bas bruit, et d’agir pour l’enrayer !

Un maillon essentiel de l’écosystème

La présence des amphibiens permet de préserver l’équilibre fragile entre proies et prédateurs et de conserver ainsi la stabilité de l’écosystème dans lequel ils vivent.

Un régime régulateur

Grâce à leur régime à la fois insectivore et carnivore, les amphibiens contribuent à prévenir les surpopulations de certaines espèces d’insectes et d’invertébrés. 

Sentinelle de la santé des milieux

Les amphibiens sont des bio-indicateurs. En dépendant des milieux humides à un stade ou l’autre de leur vie, ils sont très sensibles à l’altération de la qualité de l’eau.

Des espèces protégées mais à des niveaux différents

En Europe, toutes les espèces d’amphibiens sont inscrites dans la Convention de Berne (lien texte sur le site https://www.aspas-nature.org/actions-juridiques-de-l-aspas/textes-importants/convention-de-berne/) en tant qu’espèces à protéger. Lorsqu’elles ne sont pas strictement protégées, leur exploitation est réglementée.

En France, l’arrêté ministériel du 19 novembre 2007 protège toutes les espèces d’amphibiens mais à des niveaux différents. La destruction et le transport des amphibiens, de leurs œufs et têtards sont interdits pour certaines espèces – le crapaud sonneur à ventre jaune, l’euprocte de Corse, le triton marbré, etc. – alors que la mutilation, la naturalisation et la vente sont interdites pour toutes les espèces.

Paradoxalement, bien que protégées, la pêche des grenouilles verte et rousse reste autorisée.

1 espèce sur 5 est menacée de disparition

Les amphibiens constituent le groupe vivant le plus menacé de la planète. Sur quelque 7500 espèces d’amphibiens répertoriées à travers le monde, 41 % sont classées comme « vulnérables », « en danger » voire « en danger critique » sur les listes rouges des espèces menacées de l’UICN. Plusieurs ont déjà disparu.

En France, l’actualisation de 2015 de la liste rouge des reptiles et amphibiens confirme les résultats du précédent état des lieux réalisé en 2008 : 1 espèce sur 5 est menacée de disparition.

Sans prise de conscience et de véritables actions, ces chiffres pourraient doubler dans les années à venir.

Modification et altération de leur habitat naturel

La disparition de ces espèces est la conséquence directe de la destruction et de l’altération des habitats, due notamment à l’accroissement de la population humaine et de ses activités.

Migrations meurtrières

La plupart des amphibiens vivent sur la terre ferme durant l’hiver et ne rejoignent les cours d’eau propice à leur reproduction qu’une fois le printemps venu. La construction d’infrastructures linéaires telles que les autoroutes a souvent été faite sur leurs voies de migration. Ainsi, lors de leurs migrations pour rejoindre la zone de reproduction ce sont des milliers d’amphibiens qui périssent.

L’ASPAS en action

panneau-aspasLuttant depuis plus de 40 ans pour la protection des animaux sauvages, l’ASPAS :

✓ sensibilise l’opinion publique sur l’utilité écologique des amphibiens
✓ encourage les présidents des conseils généraux à prendre des mesures pour la protection des amphibiens
✓ diffuse gratuitement une plaquette de sensibilisation pour agir efficacement contre les menaces qui pèsent sur les amphibiens
✓ envisage des actions juridiques dans certains cas (braconnages, destruction d’espèces protégées, pollution, travaux sur zone sensible …)
✓ propose aux particuliers, mairies et aux associations des panneaux de signalisation réfléchissants pour avertir les automobilistes en période de migration.

J’agis pour les amphibiens