Historique

L’histoire de l’ASPAS

L’histoire de l’ASPAS est d’abord celle d’une formidable aventure humaine, avec de fortes personnalités, des grands moments de combats, de prises de risques et de prises de tête, de fous rires et de folles victoires. C’est surtout une grande leçon d’espérance et de démocratie : quand on le veut, on peut contrer les abus de pouvoir ! Voici quelques événements marquants de notre association.

Goupil

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1980 : Naissance de l’association d’Union des Victimes de la Chasse et de leurs Nuisances, qui deviendra l’année suivante l’ASPAS, ASsociation pour la Protection des Animaux Sauvages.

4 août 1983 : Enregistrement en préfecture sous la déclaration n°2302 du JO (Journal officiel) n°7276.

Fin 1986 : l’association est agréée par les pouvoirs publics au titre de la loi de 1976. Elle pourra obtenir des dommages et intérêts en justice, et elle ne s’en privera pas.

1987 : Un loup est tué par un chasseur à Fontan dans les Alpes-Maritimes. À cette occasion, l’ASPAS éditera une brochure sur le loup, car il n’en existe pas de biographie pour le grand public à cette époque… Personne ne parle du loup en France, il n’est alors ni protégé ni chassable.

1988 : Le thème de l’AG est : « Droits de la faune, devoirs de l’homme ». L’ASPAS ne chôme pas. Elle enclenche plusieurs dépôts de plainte devant les TA (Tribunaux Administratifs) sur la chasse aux oiseaux migrateurs.

1989 : Obtention de l’agrément européen par le Bureau Européen de l’Environnement (BEE). L’ASPAS fait envoyer des lettres au Président de la République pour le dimanche sans chasse. L’ASPAS décide de donner un statut juridique au loup, et avec deux avocats elle intentera un procès en à Nice. Sur requête de l’ASPAS, le tribunal de Valence condamne la scandaleuse loi Verdeille, qui oblige dans certaines conditions les propriétaires à accepter la chasse sur leurs propres terrains. À la pointe des combats juridiques, l’ASPAS se bat contre la non application des décisions des Tribunaux administratifs par les Préfets de très nombreux départements.
Illustration loup - G.CrisciNaissance du Conservatoire ESPACE.

1990 : Grâce en grande partie à l’ASPAS, la France ratifiera le traité de Berne et le loup Canis lupus deviendra une espèce protégée ! 22 départements s’engagent enfin dans la vaccination orale des renards contre la rage suite aux pressions de l’ASPAS. La multiplication de ces opérations conduiront à la disparition totale de l’épizootie.
L’ASPAS mène une vigoureuse action contre la promotion de la chasse dans les écoles.

1991 : Plus de 22 000 pétitions seront signées pour les renards et 25 000 en faveur des dauphins, suite à une manifestation organisée à Nice. Les filets dérivants seront interdits en Méditerranée grâce à nos actions. L’ASPAS demande à la France de soutenir la proposition du Parlement européen sur l’interdiction de fabriquer et d’utiliser les pièges à mâchoires. Enfin, une autre belle victoire : il est désormais interdit d’utiliser la chloropicrine pour éliminer un « nuisible ».

1992 : Lancement d’un élevage de coccinelle pour promouvoir le jardinage naturel et les insectes auxiliaires. En 3 ans l’ASPAS fait obturer 12 000 poteaux creux, véritables pièges pour la faune.

1995 : Un concours de déterrage est empêché en Seine Maritime grâce à la mobilisation de l’ASPAS et d’autres associations de protection des animaux.

1997 : L’ASPAS devient membre de l’organisation internationale ECCEA (Eastern Caribbean Coalition for Environnement Awareness) dans le cadre de sa campagne sur les dauphins et la surpêche.

1999 : La loi Verdeille est définitivement condamnée par la Cour européenne des Droits de l’Homme, après onze ans de lutte juridique. Succès de la pétition « Pour le partage des espaces naturels » en faveur de dimanches après-midi sans chasse. En octobre, 70 000 signatures sont remises, lors d’un rassemblement devant le ministère de l’Environnement. L’ASPAS et quelques autres associations de protection animale lancent une campagne de réhabilitation pour le retrait des espèces susceptibles d’être classées « nuisibles ».
L’ASPAS engage plusieurs procédures judiciaires à l’encontre d’élus incitant à tuer les loups.

2000 : Pétition « Pour le partage des espaces naturels » : 150 000 signataires et 121 192 signatures remises à la ministre de l’Environnement !

2002 : Lancement de l’opération « Prenez la mer, pas ses richesses », une campagne de sensibilisation contre la pêche dans le Parc national maritime de Port Cros, en Méditerranée. L’ASPAS demande l’interdiction totale de la pêche de loisir dans le Parc national. Un arrêté préfectoral l’interdira en 2004.

2005 : 60 000 signatures pour la protection du loup en France sont remises au ministère de l’Écologie, et 25 000 à la commission des pétitions à Luxembourg.

Renard- F.Cahez2006 : Lancement de la campagne « Protégeons nos chemins », dont le but est de lutter contre les voies dites « vertes » qui envahissent et urbanisent nos campagnes.

2007 : Nombreuses victoires juridiques en faveur des « nuisibles ». Obtention d’une récupération pécuniaire pour chaque « nuisible » illégalement détruit.

2008 : L’ASPAS manifeste son opposition en grand nombre dans les rues de Cluny, où ont lieu des championnats de déterrage de blaireaux. La mission de l’ASPAS est reconnue d’utilité publique.

2009 : Le ministre Jean-Louis Borloo refuse de recevoir en mains propres nos quelques 250 000 pétitions pour des dimanches sans chasse !

2010 : L’ASPAS fête ses 30 ans. Lancement des campagnes « Le verre, un piège pour les oiseaux », « Protégeons nos amphibiens », « Non aux chasseurs dans les écoles ! » Formation du collectif du même nom.

2011  : L’ ASPAS diffuse une exposition « Connaître et protéger les amphibiens » et continue d’exercer une pression sur le ministère de l’Écologie pour obtenir le dimanche sans chasse. Des arrêtes autorisant la destruction de nombreux blaireaux en Haute-Savoie sont suspendus à la demande de l’ASPAS. Deux brochures « Vive le renard ! » et « Vive le blaireau ! » sont éditées.

2012  : L’ ASPAS saisit le Conseil d’État suite aux cadeaux électoraux faits aux chasseurs par le président Sarkozy. L’ASPAS dépose plainte auprès de la Commission Européenne et du Comité permanent de la convention de Berne pour la destruction des loups orchestrée par l’État français. Notre association est omniprésente sur le dossier des « nuisibles » afin de faire évoluer la législation en faveur de ces mal-aimés.