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En septembre dernier, le Préfet de l'Isère avait organisé l'abattage d'un loup sur le massif de Belledonne en application du "plan loup 2006/2007" établi par les ministères de l'Ecologie et de l'Agriculture. La traque s'était soldée par la mort non pas d’un, mais de deux loups. Selon l'ASPAS, une mauvaise organisation des opérations est à l'origine de cette "bavure".

Le 7 septembre 2006, à
8h25, un tireur abattait une jeune femelle et prévenait l'équipe
d'intervention de la mort de cette louve. Pourtant, quelques minutes
plus tard, un de ses collègues, posté derrière un ressaut rocheux,
tirait un mâle. Or le "plan loup" impose dès la destruction d'un loup
la suspension des opérations de prélèvement pendant au moins 24 heures.
Pourquoi le second
tireur a-t-il donc fait feu? Simplement parce qu’il n’a pas été averti
du premier tir... son téléphone ne passait pas !
D'après le compte-rendu des opérations, les tireurs utilisaient des téléphones portables pour entrer en communication, et ce malgré l'évidente inefficacité du réseau téléphonique en zone montagneuse. Le Préfet avait pourtant l'obligation légale de s'assurer de la bonne organisation de cette opération conduite sous sa responsabilité et son contrôle.
L'ASPAS demande donc aujourd'hui réparation auprès du Préfet pour destruction illégale d'espèce protégée. Cette destruction est d'autant plus préjudiciable que seuls deux individus avaient été recensés par l'ONCFS avant cette opération, une opération responsable de l'éradication de Canis lupus en Belledonne.
Parallèlement, afin de permettre à la population lupine de se reconstituer sur ce massif, l'ASPAS demande à la Ministre de l'Ecologie et du développement durable, Nelly Olin, de retirer le département de l'Isère du "plan loup" et ce durant les cinq prochaines années.
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