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Un renard « saute à la gorge » d’une retraitée en Bretagne, d’autres « abattent » des veaux en meute, des dizaines de vautours « chassent des chevreaux »… Incroyable et pas vrai. L’ASPAS rappelle que ces histoires ne sont pas vérifiées et que colporter de telles rumeurs nuit énormément à la protection de la nature. À qui profite le crime ?
En fait, la dame agressée « à la gorge » a été mordue au mollet. Ce fait, réel, n'a pas encore trouvé d'explication et reste tout à fait exceptionnel. Rappelons que la rage vulpine a disparu de France depuis 1998.
Lorsqu’un éleveur arrive dans son pré et voit des carnassiers en train de se nourrir d’une de ses bêtes morte, il en déduit que celle-ci a été attaquée et tuée par ces mêmes animaux. Pourtant, il suffit de quelques notions élémentaires de zoologie pour éviter de conclure trop vite et sans preuve :
- Un renard pèse au plus 6 à 7 kg et il paraît impossible qu’il vienne à bout d’un veau en pleine santé qui en accuse 40 au moins, certainement protégé par sa mère ! En réalité, les naturalistes de terrain sont souvent témoins de renards attaqués par des vaches, des ânes et mêmes par des chevrettes…
- Le renard est un opportuniste qui adore le placenta et qui guette les mise bas. Il peut en revanche, se repaître d’un animal mort-né ou agonisant, non encore repéré et donc non pris en charge par l’éleveur. Il joue là son rôle normal d’éboueur naturel.
- De plus, les renards ne chassent pas en meute. Ils peuvent être observés en groupe de 2 à 4 lorsque les petits apprennent à chasser.
Quant aux vautours, ces charognards n’ont pas les serres assez puissantes pour attaquer un animal en bonne santé. Il leur est anatomiquement impossible de s’en prendre à un agneau, à un poulain ou encore à une vache.
Pour la corporation des chasseurs et des piégeurs, il est toujours intéressant de diaboliser la faune sauvage afin de passer pour d’indispensables sauveurs. Cela peut leur permettre des battues et d’autres amusements hors période de chasse avec la bénédiction de l’administration. Des lobbies proches des milieux de la chasse se regroupent actuellement pour saboter les actions des défenseurs de la nature et du bien-être animal, car ceux-ci dérangent leurs activités.
En cas de consommation de bétail par un animal sauvage, l’ASPAS demande donc qu’une expertise indépendante (par un vétérinaire qui ne soit pas celui de l’éleveur) soit mise en place, comme c’est déjà le cas avec les grands prédateurs, et d’une façon plus générale avec les assurances.
L’ASPAS demande également un droit de réponse en cas d‘accusations sans preuve d’ «attaques» par des animaux sauvages. La présomption d’innocence vaut aussi pour les renards.
Contact presse : Julie Danet – Chargée de communication
Tél. : 04 75 25 10 00 – 06 28 63 11 41
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