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Sous les menaces des éleveurs, l'ASPAS porte plainte. Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
08-11-2005
Lors de la manifestation du 28 octobre 2005 à Annecy, un groupe d'éleveurs brandissait une banderole où l'on pouvait lire : « Les loups n'y sont pour rien, il faut tirer ceux qui les lâchent et les protègent ! ». L'Association pour la Protection des Animaux Sauvages ne peut pas accepter de telles menaces sans réagir. C'est pourquoi, elle a porté plainte le 3 novembre 2005 contre les auteurs de cette banderole et les organisateurs de cette manifestation auprès du Tribunal de Grande Instance d'Annecy pour provocation à commettre un crime dans une réunion publique.

Outre ces menaces de mort, les éleveurs prétendent que les associations de protection de la nature ont réintroduit le loup en France. Est-il encore nécessaire de répéter que les loups sont venus naturellement depuis la région italienne des Abruzzes ? Les tests génétiques effectués sur cadavres et excréments et le suivi par radiopistage d'un loup italien retrouvé en France ont vérifié indiscutablement cette hypothèse, hypothèse validée entre autres par l'Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage.  

Très médiatisé, le loup est le prétexte le plus utilisé par les éleveurs pour revaloriser leur métier depuis longtemps mis dans l'ombre par l'Etat. Pourtant, depuis quelques années, certains éleveurs, trop peu nombreux, cherchent en collaboration avec les protecteurs de la nature des solutions viables pour tous. Afin d'éviter les attaques de loup, la combinaison de trois mesures est préconisée : la présence constante de chiens de protection, la mise en parc de regroupement nocturne, une présence humaine permanente (aide-bergers). Comment expliquer le fait que seul un quart des éleveurs ait mis en place ce processus dont l'efficacité a été prouvée sur différents élevages dans le Mercantour par exemple, région où les premiers loups sont réapparus en France. D'autant plus que l'Etat participe à hauteur de 80 % aux frais occasionnés pour la protection de leur troupeau.

Cette réaction violente de la part des éleveurs n'est malheureusement pas un cas isolé. Cette année encore, les protecteurs de la nature ont été maintes fois menacés publiquement. L'ASPAS déplore ce climat de violence où tout dialogue est désormais difficile.

L'ASPAS a exigé au Dauphiné libéré un droit de réponse. Ce communiqué leur a été envoyé et paraîtra sous peu.


Contact presse : Julie Danet - responsable Communication
Tél. : 04 75 25 10 00
 
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