| Chaque année, des centaines de milliers d’oiseaux meurent dans notre pays après avoir heurté une vitre. C’est là l’un des plus grands problèmes de protection des oiseaux de notre monde civilisé. Les oiseaux peuvent facilement éviter les obstacles qui se trouvent dans leur environnement mais ils ne sont pas préparés pour ceux qui sont quasi invisibles. Selon diverses études, on compte au moins un oiseau mort par année et par bâtiment. Mais il y en a probablement bien plus, car beaucoup passent inaperçus. Et les accidents arrivent souvent à des endroits inattendus ! Même si certains oiseaux paraissent sortir indemnes du choc, des lésions internes se déclarent une fois sur deux par la suite. Les ornithologues associent les vitres à des « tueurs invisibles » du fait du nombre considérable d’oiseaux tués ou blessés, indépendamment de l’espèce, de l’âge, du sexe et des conditions dans lesquelles les collisions se produisent. Passerelles, garages à vélos, abribus, vérandas, murs anti-bruits, façades réfléchissantes d’immeubles ... Le verre tient aujourd’hui une place considérable dans l’architecture moderne. Considéré comme esthétique, cet élément ne cesse de fleurir, ici et là, dans nos villes et même dans nos campagnes. Il faut éviter aux oiseaux les pièges liés aux constructions. Nous risquons de perdre une part importante de notre qualité de vie si les oiseaux venaient progressivement à disparaître. |