Loi Biodiversité : l’ASPAS se félicite de l’apparition de pratiques plus humaines

30/06/2014

gluL’examen de la loi « Biodiversité » par la Commission Développement Durable de l’Assemblée Nationale du 24 au 26 juin 2014, a permis d’enrichir ce texte de quelques amendements très attendus par le monde de la protection de la nature : 
– reconnaissance de la sensibilité des animaux sauvages,
– interdiction de la chasse à la glu
– instauration d’une période de non-chasse pour les mammifères.

Les amendements présentés par les députés, notamment par Mme Laurence Abeille, et par la rapporteure de la Loi, Geneviève Gaillard, vont enfin permettre à la France de sortir de la situation moyenâgeuse conservée depuis des décennies sur nos relations avec les animaux sauvages.
mes-bleue-glueAinsi, la Commission Développement Durable a retenu le fait que les actes engendrant de la souffrance aux animaux sauvages sont répréhensibles : jusqu’à présent, aucune loi ni réglementation n’encadrait les actes ou pratiques, y compris traditionnelles, malmenant notre faune.
 

La chasse des mammifères serait enfin interrompue pendant la période de reproduction, comme elle l’est pour les oiseaux. L’ASPAS regrette toutefois qu’un sous-amendement en limite les effets pour les espèces prétendument nuisibles et le gibier soumis à plan de chasse. Ainsi le chevreuil est chassé depuis le 1er juin dans de nombreux départements. Le cerf est de plus en plus chassé en période de brame : ce non-sens biologique démontre le peu d’éthique des chasseurs.

La chasse à la glu serait interdite, ce qui respecterait la jurisprudence européenne. L’ASPAS rappelle qu’elle a entrepris un recours auprès de la Commission Européenne à l’encontre de la France qui autorise les chasses traditionnelles dans plusieurs départements, dont la chasse à la glu. Chaque année, plus d’un million d’oiseaux sont tués par ces méthodes violentes et non sélectives ! L’ASPAS souhaite que l’amendement soit élargi à l’ensemble des chasses traditionnelles : lacs, tendelles, lèques et tenderies aux vanneaux et alouettes.

L’ASPAS sera attentive aux débats qui auront lieu à l’Assemblée Nationale et au Sénat, et particulièrement vigilante quant au lobbying exercé par les instances de la chasse. Celui-ci a déjà trop démontré sa toute-puissance, son mépris des lois biologiques et la souffrance animale.