Pour une réforme de la chasse

À l’attention : Monsieur la Président de la République

bouton-petitionsMonsieur le Président de la République,

Depuis l’ouverture de la chasse pour la saison 2017-2018, on dénombre déjà 19 accidents sur le territoire français, dont 4 se sont avérés mortels. Ces chiffres renforcent directement le sentiment d’insécurité lié à la chasse perçu par près de 61% des français (selon le sondage IFOP de septembre 2016).

A côté de cela, la chasse continue de mettre en péril la faune sauvage en empêchant toute véritable politique de protection à son égard.

En France, plus des deux tiers des 91 espèces chassables présentent des populations en mauvais état de conservation (alouette des champs, fuligules, canard chipeau, putois…).

Selon le sondage IFOP de septembre 2016, 91% des français souhaitent une réforme complète de l’organisation et de la réglementation de la chasse.

L’ASPAS et les Français réitèrent donc cette demande auprès du nouveau gouvernement.

chasse-ASPASDans notre démocratie, il est inacceptable qu’autant de pouvoir et d’attention soient accordés à cette pratique qui concerne moins de 2% de la population.

Nous vous demandons donc une REFORME MAJEURE ET EN PROFONDEUR de la chasse et de prendre rapidement des mesures efficaces en ce sens.

Nous espérons que vous tiendrez compte, lors de vos prochaines décisions, de cette opinion largement partagée.

Les grands axes de réforme proposés apportent des solutions non seulement aux problèmes liés à l’insécurité, mais également à ceux qui concernent la protection de la faune sauvage :

    • Pour de nouvelles mesures contre l’insécurité et en faveur d’une coexistence de toutes les activités de pleine nature (Interdire la chasse le dimanche, créer une réglementation nationale sur la sécurité à la chasse, fixer un taux maximal d’alcool dans le sang autorisé en action de chasse, instaurer un contrôle régulier des capacités physiques et psychiques des chasseurs, instaurer un périmètre de sécurité autour des habitations, protéger les enfants, imposer une mise à jour des connaissances, abolir le délai de 5 ans pour retirer ses terrains du territoire de chasse des ACCA, etc.)
    • Pour de nouvelles mesures en faveur de la protection des animaux, êtres sensibles (Reconnaître le caractère d’être sensible aux animaux sauvages, interdire l’utilisation des pièges tuants, interdire les pratiques sources de souffrance, interdire l’utilisation et/ou l’assujettissement d’animaux sauvages, etc.).
    • Pour mieux protéger la faune sauvage et favoriser le retour naturel des grands prédateurs (Intégrer l’ONCFS à l’Agence française pour la biodiversité, encadrer les battues administratives, réviser de manière impartiale les listes des espèces chassables, imposer une étude d’incidence des activités de chasse, interdire la chasse dans les espaces protégés, reconnaître le rôle des petits et des grands prédateurs sur la qualité des écosystèmes, transmettre les procès-verbaux relatifs aux atteintes à la faune, à la flore et au milieu naturel aux APN, interdire la chasse des animaux en période de vulnérabilité, etc.).

Nous comptons sur vous, Monsieur le Président de la République, pour donner votre appui à des mesures d’intérêt public qui vont dans le sens du respect des usagers de la nature et de la faune sauvage, et de la volonté de la très grande majorité de nos concitoyens.

Dans cette attente, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de notre haute considération.

Lire la lettre adressée par l’ASPAS au Président de la République et les 22 mesures développées.